Loveday & Ryder Tome 5 Feu d’artifice mortel

Faith Martin

Trad. Benjamin Kuntzer

Éditions Harper Collins, fév. 2022, 285 p., 14,90 €

4e de couv. :

5 novembre 1961  : la famille Hughes se prépare à célébrer la nuit de Guy Fawkes avec pétards et feux d’artifice. Tous sont rassemblés dans le jardin, quand le cabanon dans lequel sont entreposées les fusées s’embrase, causant la mort du patriarche, Thomas Hughes, enfermé à l’intérieur.
L’autopsie conclut rapidement à la mort par asphyxie et le coroner, Clement Ryder, classe l’affaire sans suite.
Mais le lendemain, Duncan Gillingham, un journaliste ambitieux, publie dans l’Oxford Tribune un article accusateur : la justice aurait bâclé le dossier. Selon lui, la famille cacherait la vérité et le décès serait suspect.
Pour calmer l’opinion, l’inspecteur Jennings confie l’enquête à la jeune policière Trudy Loveday. Très vite, celle-ci se tourne vers Clement Ryder. Ils n’auront pas trop de leurs forces réunies pour tenter de percer les mystères du clan Hughes…

Mes impressions de lecture :

Connaissez-vous la série « enquêtes de Loveday & Ryder » ?  Non ? Je vous conseille de les lire dans l’ordre car bien que les enquêtes soient résolues à chaque fois, elles ont des effets sur notre duo. Cependant si c’est juste un cosy crime pour vous détendre chaque roman à son charme.

L’intrigue se déroule en novembre 1961, quelques mois après la précédente aventure qui a laissé des traumatismes sur notre jeune stagiaire de police. Cela a son importance puisqu’à l’époque policier était un métier d’homme et les jeunes femmes qui entraient dans la polices étaient plutôt cantonnées à des travaux de bureau et à des enquêtes de voisinage.

Trudy Loveday a vingt ans et termine son stage, elle a fait ses preuves malgré les barrières placées sur son chemin au commissariat. Le Coroner, le Dr Ryder, 58 ans, lui s’est rendu compte du potentiel de la jeune femme et prend plaisir à enquêter avec elle.

Dans notre duo pas d’enjeu sexuel ou professionnel, alors pour créer des petites tensions sexuelles Faith Martin place sur le chemin de la jeune fille des séducteurs. De quoi parasiter les perceptions de notre jeune policière. Ce laissera telle prendre dans les filets du beau brun aux yeux bleus ? Saura-t-elle garder son calme face à un gougeât sans foi ni loi ? Et qu’en est-il de ses collègues… Vous l’aurez compris elle va avoir des raisons de s’énerver… Et je ne parle pas des situations où elle va devoir garder son sang froid…

Trudy a quelque chose d’innocent qui fait son charme. Elle n’est pas prude et coincée mais elle représente la jeune fille bien sous tous rapports.

Un nouveau personnage a fait son entrée dans la série, je me demande s’il restera dans les prochaines aventures. Dans cette enquête le journaliste Duncan Gillingham avait des comptes à régler, mais il pourrait avoir sa place pour d’autres enquêtes.

J’aime beaucoup cette série parce qu’elle traite de la place de la femme à cet époque. Faith doit garder les façons de penser de l’époque et ne pas choquer les lectrices d’aujourd’hui. Elle s’en tire bien. Il y a les rapports de force entre les hommes et les femmes, ainsi que le rapport au corps. Elle aborde ici le thème de l’avortement entre autre sujet.

C’est une série qui parle de la société anglaise du début des années 60, et de la famille n’en ai que le reflet. Ce cosy mystery se déroule dans ce petit microcosme.

Son espionne royale (9) et les conspirations du palais

Rhys Bowen

Trad. Blandine Longre

Éditions Robert Laffont, La bête noire, avril  2022, 369 p., 14,90 €

Mes lectures Robert Laffont

4e de couv. :

Londres, 1934.
La ville est en ébullition. Le prince George, duc de Kent et fils du roi, doit épouser la princesse Marina de Grèce. Or il est connu pour ses nombreuses frasques. La reine confie donc à Georgie une mission de la plus haute importance : introduire Marina dans la jeune élite dorée londonienne et, surtout, empêcher que les rumeurs concernant son fiancé ne parviennent jusqu’à ses oreilles.
Mais le soir de l’arrivée de Marina, Georgie découvre un cadavre dans la cour de Kensington Palace. La victime n’est autre qu’une ancienne maîtresse du prince George. De toute évidence, quelqu’un cherche à gâcher la noce…

Mes Impressions de lecture :

OMG la fin de cet épisode !!!! La suite vite….

Je sais une chronique ne doit pas commencer comme cela, mais quand vous lirez la dernière ligne de ce roman vous direz comme moi, lecteurs/lectrices qui suivaient les aventures de Georgie…

Bon allez on rembobine le film… non elle ne veut toujours pas devenir actrice comme sa mère !

On retrouve dans cet épisode les petits ingrédients habituels mais avec la petite épice supplémentaire qui donne du piquant à chaque nouvelle aventure de notre Lady préférée. Je vous conseille de lire les aventures dans l’ordre pour être dans l’ambiance de cette série. Évidemment l’autrice a mis toutes les infos nécessaires pour qu’un lecteur qui tomberait sur cet épisode puisse suivre cependant il y a des subtilités qu’on ne s’explique pas.

Nous sommes en novembre 1934 quelques temps après le retour du voyage à Hollywood. Lady Georgina essai de retomber sur ses pattes. Elle pense avoir réglé son problème de logement pour quelques temps quand tout à coup sa situation change. Et là on se demande quel lieu va-t-elle nous faire découvrir ?  Dans quelle galère va-t-elle se fourrer ?

On a situations amusantes et on se dit tiens on va être dans du léger. La voilà à nouveau en charge d’une princesse qui vient épouser son royal cousin, mais rien à voir avec « le mystère bavarois ».

On découvre avec le palais de Kensington un nouveau lieu et de nouveaux personnages, même pour Georgie… tout en ayant le noyau dur sur qui elle peut compter ou pas ! On explore un peu plus les dessous de cette société.

Lady de Ranoch a grandit depuis la première mésaventure, elle a pris de l’assurance bien sûr il lui arrive encore de faire des gaffes, des maladresses… et ne parlons pas de Queenie…

Dans ce roman il est beaucoup question d’expressions et de phrases à double sens dont un personnage étranger a du mal à comprendre les subtilités ce qui donne lieu à malentendus et de la mauvaise humeur, je voulais saluer le travail de la traductrice qui a su retranscrire ces jeux de mots.

Sous des dehors de cosy mystery, voire de comédie Rhys Bowen aborde des sujets de société, on a le fond historique et politique, la place des femmes, ainsi que la sexualité et tout ce qui en découle. Argent, drogue et pouvoir…

C’est série c’est ma petite récréation, ma série « doudou », on aime bien en parler entre lectrices.   

Vous l’avez peut-être déjà lu… j’ai  vu qu’il était sorti fin avril… le prochain épisode cet automne ?

Je remercie les Éditions Robert Laffont, La Bête Noire de leur confiance.

Challenge 15K #11.Au pays de Candy : un livre, un auteur, une saga doudou

Challenge #payetonslip

Sur ce blog vous pourrez trouver les tomes précédents !

Son Espionne Royale mène l’enquête (1)

Son Espionne Royale et le mystère Bavarois (2)

Son Espionne Royale et la partie de chasse (3)

Son Espionne Royale et la fiancée de Transylvanie (4)

Son Espionne Royale et le collier de la Reine (5)

Son Espionne Royale et les douze crimes de Noël (6)

Son Espionne Royale et l’Héritier Australien (7)

Son Espionne Royale et la reine des cœurs (8)

À rude épreuve

La saga des Cazalet. Tome 2
Elisabeth Jane Howard
Trad. Cécile Arnaud
Editions de la Table Ronde, 8 octobre 2020, 571 + 37 p., 24 €

Mes Lectures de la Table Ronde

cazalet 2

4e couv. :
Septembre 1939. La famille Cazalet, réunie à Home Place, apprend l’entrée en guerre de l’Angleterre à la suite de l’invasion de la Pologne. On ferme les demeures londoniennes les unes après les autres pour se mettre à l’abri dans le Sussex, où les préoccupations de chacun – parent, enfant ou domestique – sont régulièrement interrompues par les raids allemands.

Deuxième tome de la saga des Cazalet, À rude épreuve reprend le fil de l’existence de personnages dont Elizabeth Jane Howard continue d’explorer les secrets les plus enfouis, alors que l’Angleterre subit de plein fouet le conflit mondial tant redouté.

Mes impressions de lecture :

Elisabeth Jane Howard (1923-2014) a publié ce deuxième tome de la Saga Cazalet en 1991 mais la traduction française date de 2020.

Dans la continuité du tome 1 nous retrouvons des personnages déjà rencontrés et d’autres qui vont venir apporter leur histoire.

Cette partie de l’histoire débute en septembre 1939 et se termine en hiver 1941.

En début de volume on retrouve l’arbre généalogique et les domestiques de la maison Cazalet. Cela peut rassurer les lecteurs. Ayant lu le tome 1 il y a déjà plusieurs mois j’ai bien aimé commencer par cette vision panoramique des personnages.

La thématique principale liée à l’époque est bien entendu celle de la guerre et des implications politiques. On va aussi voir comment les civils vont se préparer. Première réaction faire sortir le plus de personne de Londres. La famille Cazalet se retrouve dans le même village où ils passent une partie de l’année à la belle saison. Ce sont des privilégiés économiques mais aussi parce qu’ils s’exilent volontairement sur leurs propriété. Mais à côté d’eux on va découvrir les « évacués » avec toutes les différences culturelles. On va rencontrer les premiers grâce aux enfants ce qui donne une version particulière. Richesse et pauvreté, campagne et ville, famille et isolement. Puis, en temps de guerre il va y avoir différentes étapes…

Ce roman fait la part belle aux relations hommes / femmes, toute une époque. Epoque de changements. La place des femmes dans la famille, dans la société, les études et dans les préparatifs de la guerre. On sent les tensions et les envies qui bouillonnent surtout dans la jeune génération, surtout lorsqu’elle réalise que les parents ne sont pas tel qu’ils sont en société.

On va découvrir la femme en tant qu’épouse, mère, puis maîtresse… les imbroglios de l’adultère avec les secrets, la culpabilité surtout chez la femme, les grossesses non désirées. Le deuil et la perte de l’enfant. L’homosexualité féminine…

La place dans la société, les études et les rôles dans cette deuxième guerre mondiale. L’expérience de la première guerre mondiale a mis en évidence leur importance même si on les cantonne à l’intendance et aux soins…

Les interactions au sein des différentes familles et les enjeux selon les origines.  La place de la culture diffère d’une éducation à l’autre. La jeunesse est portée vers la musique, la peinture, l’écriture, la comédie… (Tiens encore une jeune fille voulant devenir comédienne… ça me rappelle quelque chose !).

De la vie quotidienne au destin de la nation on va suivre les petits et grands drames qui vont jalonner le destin de ces personnages.

La découverte de l' »autre » à travers d’autres familles et des ressortissants juifs  allemands ou autres étrangers. C’est aussi l’Europe que les jeunes vont découvrir à travers les informations.

Ce que j’aime bien dans les sagas familiales c’est m’attacher à certains personnages et les voir évoluer dans l’existence. Elisabeth Jane Howard explore ici les couples, comme ans d’autres textes mais aussi l’apprentissage des jeunes filles…

La thématique de la mémoire est très présente, entre les souvenir de la première guerre mondiale, le souvenir de personnes décédées ou la perte de mémoire de certaines personnes ont a toute la panoplie.

Si les 571 pages vous inquiètent je vous assure qu’il ne faut pas. La succession de scènes qui durent à chaque fois quelques pages à peine entrainent les lecteurs  dans l’intimité des personnages. On dirait qu’un faisceau de lumière éclaire un décor et qu’on voit vivre les gens le temps d’une scène. Il y a beaucoup de mouvements, c’est très vivant. On n’a pas le temps de s’ennuyer. On court avec les enfants, on les voit évoluer. On voit aussi le temps de l’attente… de la guerre…

Elisabeth Jane Howard manie les dialogues avec brio pour nous faire découvrir les personnages et faire avancer les l’intrigue. Elle utilise aussi la correspondance et les journaux intimes. toutes c’est divers types d’écritures permettent au lecteur de ne pas se lasser.

J’ai pris encore fois grand plaisir à me laisser emporter par ses chroniques familiales. Plus que quelques mois pour attendre le tome 3… dont on peut lire les trente premières pages pour patienter !

Je remercie les éditions de la Table ronde de leur confiance.

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étés anglais
saison Hydra quai volt

Son Espionne Royale (4) et la fiancée de Transylvanie (T4)

Rhys Bowen

Trad Blandine Longre
Editons Robert Laffont, Editions la  Bête Noire, juillet 2020, 345 p., 14,90€

Mes Lectures La Bête Noire

espionne royale 4

4e de couv. :

Londres, 1932.
La reine demande à Georgie de s’acquitter d’une tâche bien délicate : représenter la famille royale lors du mariage de la princesse de Roumanie et du prince de Bulgarie, qui aura lieu en Transylvanie dans le fameux château de Bran. Georgie accepte avec plaisir, d’autant que la mariée se trouve être une ancienne camarade d’école.
Mais le château est lugubre, l’atmosphère de la région, berceau de toutes les légendes de vampires, macabre. Et le séjour de Georgie prend un tour carrément terrifiant quand, la veille de la cérémonie, l’un des invités meurt empoisonné ! C’est à elle qu’il revient de sauver les festivités nuptiales… avant que la mort ne sépare les jeunes mariés un peu plus tôt que prévu.

Ma chronique :

J’adore cette série et c’est avec impatience que j’attendais ce nouvel épisode. Et j’ai eu la joie d’avoir le tome 4 et 5 qui sont arrivés en même temps, j’ai donc enchaîné deux épisodes…

Est-ce que je vous ai déjà dit que j’adore les couvertures de ces romans ? on se retrouve plongé dans une certaines atmosphère par cette première image.

C’est une lecture que je conseille pour les vacances, elle vous fera voyager et vivre des aventures rocambolesques entre 1932, une période clé dans l’histoire européenne.

Les tomes peuvent se lire indépendamment mais je vous conseille de les lire dans l’ordre pour voir les subtilités dans l’évolution des personnages et des intrigues. L’autrice donne des infos sur les aventures précédentes mais ce n’est pas pareil.

Le personnage principal Lady Georgiana est très attachant. Dans cet épisode elle à 22 ans. Elle a la pression due à  l’âge du mariage. Elle a la pression due à son rang. La pression due au manque d’argent. La pression due au fait que c’est une jeune femme. Dans cet épisode on a aussi des petites allusions à Hitler.

Dans cet épisode Lady Georgiana va entraîner de nouveaux personnages (que je vous laisse découvrir) dans mésaventures sur le continent. On va sortir du Royaume Uni où débutent les catastrophes avant de partir en voyage en ferry, train et voiture. Le décor principal est assez dépaysant puisqu’on est dans le Château de Bran en Roumanie coincé par des tempêtes de neige.

Dans ce huis clos l’atmosphère va vite devenir anxiogène d’une part à cause des histoires de « vampires » qui entourent le lieu et par le fait d’être bloqués tous ensemble sachant que le criminel est parmi l’un des invités.

Georgie est habituée aux histoires de fantômes dans son Écosse natale mais que penser de ses créatures qui grimpent à la façade et des personnages semblent sortis des tableaux ?

On a aussi la thématique du mariage entre Matty princesse de Roumanie qui doit se marier à un prince Balkan pour raison d’État. Et Georgie qui se retrouve fiancée sur un Quiproquo et aussi pour des questions d’alliances politiques. En parallèle on a la mère de Georgie qui est là avec son amant et en effet miroir Belinda et son « Carpe Diem ». Sans parler de la question Georgie va-t-elle céder à la passion et perdre sa virginité avec… D ?

J’ai beaucoup rit des quiproquos et des situations cocasses dans lesquelles va se retrouver notre jeune aristocrate et son entourage !

Sous couvert de frivolités on a des thématiques plus politiques.

Il se trouve qu’en parallèle je lisais un autre roman qui se déroulait aux mêmes dates « Les brodeuses de Winchester », ces deux lectures différentes m’ont permis d’enrichir ma réflexion.

Je remercie les Éditions La bête Noire de leur confiance.

A bientôt pour le tome 5 des aventures de l’Espionne Royale.

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son espionne royale 3

Article précédemment publié sur canalblog

Son Espionne Royale (3) et la partie de chasse

Rhys Bowen

Trad. Blandine Longre
Editions Robert Laffont, La bête noire, janvier 2020, 345 p., 14,90 €

Mes lectures La bête noire

son espionne royale 3

4e de couv. :

Londres, 1932.
Les affaires de Georgie sont loin d’être au beau fixe. Afin de se faire un peu d’argent, elle a alors l’idée du siècle (selon elle) : tenir compagnie à des gentlemen de passage dans la capitale. Une pièce de théâtre, un bon dîner, un brin de conversation et le tour est joué ! Sauf que son premier client attend visiblement une conclusion bien différente à cette soirée…
Pour éviter un scandale, Georgie est renvoyée fissa en Écosse. Mais il ne s’agit pas seulement d’une punition. En effet, Scotland Yard lui confie une tâche de la plus haute importance : surveiller la partie de chasse royale qui se tient au château de Balmoral. Quelqu’un vise les héritiers du trône britannique, et qui d’autre que Georgie, avec son flair légendaire, pourrait démasquer le coupable ?

Ma chronique :

J’ai dévoré ce nouvel épisode le week-end dernier. Bien que les enquêtes soient résolues à la fin de chaque tome je vous encourage à les lire dans l’ordre pour tout l’arrière plan à savoir la vie des personnages récurrents dont Georgie et ses déboires…

Ce fut un plaisir de retrouver ce personnage  de gaffeuse, de noble vierge héritière de la lignée royale. Ainsi que les personnages qui gravitent autour d’elle, ils ont chacun un rôle particulier et viennent la seconder voire la sauver !

On va la voir se mettre dans le pétrin toute seule avec une certaine « fraicheur » dans la façon d’engendrer des situations embarrassante. Je ris encore de sa petite annonce dans le journal !!!

Bien malgré elle, elle va résoudre des énigmes.

J’aime toujours autant les débuts de chapitres avec le lieu et la date indiqués et une indication non dénué d’humour. C’est Georgina la narratrice, on déduit des choses à partir de ce qu’elle nous raconte et c’est encore plus drôle qu’elle ne les comprend pas !

Dans cet épisode on va découvrir le château de Rannoch en Ecosse et une partie de sa famille. Des alliances étonnantes vont se créer, de drôles de phénomènes vont avoir lieu dans le loch voisin du château.

Dans cet épisode, en dehors du contexte politique, on va surtout découvrir deux « technologies » en pleine évolution : avion/ hydravion et bateau et record de vitesse sur le loch. L’air et l’eau. On a quitté la ville avec le métro et le train, la moto et les voitures très terre à terre.

Ce roman joue avec les changements qui ont lieu à cette époque, la jeunesse en quête de sensation et la royauté avec son rythme propre. La cour se déplace à Balmoral et on voit le contraste entre deux mondes. On a d’un côté la chasse royale et de l’autre la tentative de record de vitesse sur l’eau.

On retrouve des valeurs comme la loyauté et la fidélité face à l’arrivisme et la modernité. Cela va au-delà du contraste entre la ville et la campagne, on a l’antagonisme entre les américains et les anglais.

J’ai adoré voir Elisabeth II à 6 ans, ce qui donne un repère plus concret dans le temps. Ce qui est cocasse c’est qu’il y a des remous dans la famille royale à cause d’une américaine que ceux qui font la une des journaux people !  D’ailleurs il est question de presse à scandale…

Mais quand est-il des enquêtes auxquelles Georgie est mêlée ? Il va y avoir des morts, du danger, des fausses pistes et des rebondissements inattendus.

J’ai hâte de retrouver tout ce petit monde.

Je remercie les Editions de la Bête noire de leur confiance.

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Article précédemment publié sur canalblog

Son Espionne Royale( 2 ) et le Mystère Bavarois

Rhys Bowen

Trad. : Blandine Longre
Editions Robert Laffont, La bête noire, juin 2019, 368 p., 14,90 €

Mes lectures Robert Laffont

son espionne royale 2

4e de couv. :

Londres, 1932.
La reine a confié à Georgie une nouvelle mission délicate : elle doit héberger la princesse Hanneflore de Bavière et jouer les entremetteuses entre elle et le prince de Galles dans l’espoir que ce dernier se détourne enfin de son amante américaine.
Mais entre la propension d’Hanni à séduire tout ce qui porte une moustache, son langage de charretier et sa fâcheuse tendance au vol à l’étalage, Georgie a déjà fort à faire. Et comme si tout cela ne suffisait pas, la princesse bavaroise se retrouve mêlée à un meurtre… Pour éviter un scandale diplomatique, Georgie va devoir remettre sa casquette de détective amateur et se résoudre à démasquer le véritable coupable.

Ma chronique :

J’ai tellement apprécié le tome 1 que je suis heureuse d’avoir eu le tome 2 sous la main… maintenant la question est à quand les prochains tomes en français ?

A la question peut-on lire les enquêtes dans n’importe quel ordre, je dirais oui parce que l’autrice fait tous les rappels nécessaires mais les lire dans l’ordre surtout lorsqu’on n’est en début de série c’est plus intéressant.

 Au-delà des situations rocambolesques, très drôles, et de l’enquête elle-même c’est toute la mise en scène  de la société qui est intéressante.  Sous le ton léger d’une riche héritière certes fauchée mais qui a d’autres ressources et de toutes ces maladresses, oui son surnom pourrait être miss catastrophe, elle a l’art de se mettre dans les situations les plus délicates et à proximités de morts suspectes, cette série nous montre une Angleterre des années 30.

La mauvaise situation économique en partie due à la crise de 29 aux Etats Unis et les répercussions sur l’Europe viennent créer un climat de tension dans certains quartiers londoniens.

Nous avons Hitler en Allemagne et la montée du nazisme qui vont jouer un rôle. D’autre part nous avons le communisme et les mouvements sociaux (chômage, pauvreté, anarchisme) qui vont faire partie de l’histoire. Puis nous avons l’aristocratie anglaise ankylosée par le protocole avec cette jeunesse dorée sans le sous qui doit maintenir de fausses apparences. La présence de la drogue et de l’alcool.

La situation des femmes est assez particulière. On a toute la thématique autour de la sexualité. Il faut rester vierge tout en devant jouer de leurs charmes, être consentante et libertine et sage en apparence. On a l’opposition Américaines riches et Anglaises.

On retrouve les personnages qui sont la base de l’histoire : la reine Mary (1867-1953) préoccupée par les amours d’ Edouard VIII (1894-1972)  et Wallis Simpson (1896-1886)  … Georgie, son grand-père et sa mère, Bélinda et Darcy …de nouveaux personnages font leur apparition plus ou moins longue.

J’ai bien rit lors de certains dialogues où le côté « étranger » de certains personnages rend la langue savoureuse.

Je remercie les éditions Robert Lafont et La bête noire de leur confiance.

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Son espionne royale (1) mène l’enquête

Rhys Bowen

Trad. Blandine Longre

Robert Laffont, La bête noire, juin 2019, 339 p., 14,90 €

Mes lectures Robert Laffont la Bête Noire

sons espionne royale 1

4e de couv. :

Londres, 1932.
Lady Victoria Georgiana Charlotte Eugenie, fille du duc de Glen Garry et Rannoch, trente-quatrième héritière du trône britannique, est complètement fauchée depuis que son demi-frère lui a coupé les vivres. Et voilà qu’en plus ce dernier veut la marier à un prince roumain !
Georgie, qui refuse qu’on lui dicte sa vie, s’enfuit à Londres pour échapper à cette funeste promesse de mariage : elle va devoir apprendre à se débrouiller par elle-même.
Mais le lendemain de son arrivée dans la capitale, la reine la convoque à Buckingham pour la charger d’une mission pour le moins insolite : espionner son fils, le prince de Galles, qui fricote avec une certaine Américaine…Entre Downton Abbey etThe Crown, une série d’enquêtes royales so British !

Ma chronique :

Dès que j’ai entendu parler de cette nouvelle série j’ai eu envie de la lire. Cela complète ma facette amatrice de cosy mystery.

Lorsque, j’ai débuté la lecture j’ai tout de suite adhéré au personnage. Quand Georgie arrive à Londres j’ai pensé à Tuppence dans « Mr Brown » d’Agatha Christie (1923) quand elle cherche un emploi… Dans les deux cas on y voit la place des femmes dans cette société et de  la jeunesse de façon générale.

Il y a une mise en place du décor social. On est en 1932, on est entre les deux guerres, avec des tensions avec l’Allemagne qui commencent à pointer,  ainsi que tous les changements dans la société anglaise. Les jeunes aristocrates qui ont dû mal à trouver leur place avec les revenus qui ont diminué après la crise de 29 aux États-Unis.

On débute avec les mésaventures de la pauvre petite fille riche qui découvre la vie avec tous les quiproquos qui  vont surgir des rencontres. Prenez patience la mise en place ce fait en douceur (façon de parler) et le grand drame va avoir lieu vers le milieu du roman.

J’ai bien aimé le personnage de Georgie, j’ai eu peur d’avoir à suivre une écervelée, mais pas du tout c’est une jeune femme au caractère bien trempée, elle a les gênes de ces ancêtre écossais et d’autre par le côté  Cockney.

Dans ce genre littéraire on se retrouve vite dans un duo, comme on est sur un premier tome ce n’est pas encore bien défini on a avoir un personnage masculin et un personnage féminin qui vont venir la seconder. L’amitié et plus si affinités, des rencontres avec la mouvance artistique…

J’ai retrouvé ce que j’aime  dans ce genre littéraire c’est-à-dire l’humour. Que ce soit dans les situations rocambolesques, dans les répliques ou dans les personnages dont le trait est parfois un peu forcé.

Ce cosy mystery  so british sort du lot des nouvelles séries qui voient le jour depuis quelques années par le choix de l’époque historique  et de la classe sociale. J’ai le tome II dans ma Pal est j’espère qu’on aura d’autres aventures qui suivront.

L’autre particularité de cette série c’est que cela se présente comme un journal intime de la jeune aristocrate sans le sou livrée à elle-même dans la Capitale.

Une lecture détente qui enchantera votre été, mais aussi toute l’année. Pensez à faire provision de thé et de crumpets !

Je remercie les Éditions Robert Laffont, la bête noire de leur confiance.

bête noire

Les limites de l’enchantement

Graham Joyce

Trad. Mélanie Fazi

Folio SF,  oct. 2015, (VO 2005),415 p.,

Mes lectures Folio

4e de couv. :

Élevée par Maman Cullen dans la campagne anglaise, Fern vit dans un monde en marge du nôtre. Un monde en osmose avec la nature et les esprits qui la peuplent, un monde sur lequel, si vous êtes initié, vous pouvez avoir prise. Mais Fern va devoir faire face à la réalité et à la société moderne qui la rattrapent. Déjà, des hippies sont venus s’installer près de leur maison, les envahissant avec leurs drôles de mœurs et leur musique hypnotisante. L’expulsion les guette, faute d’avoir payé le loyer. Après avoir aidé tant de personnes des environs, Fern pense bien trouver, à son tour, un peu de réconfort auprès de ses voisins. Mais cela ne sera pas si simple.

Les limites de l’enchantement est une chronique douce-amère de l’Angleterre rurale dans les années 1960. Graham Joyce tisse un portrait sensible et touchant d’une jeune femme à qui personne n’a jamais appris à vivre dans un monde en mutation.

Ma Chronique :

Belle surprise de ce début d’année. Je ne connaissais pas l’auteur et j’ai bien triste d’apprendre qu’il était décédé. Je vais essayer de lire les autres titres publiés en français.

J’ai été attirée par la quatrième de couverture mais aussi par la magnifique couverture qui donne l’impression que la jeune femme maîtrise les éléments, on voit le lien entre la terre et le ciel.

Cependant je ne comprends pas trop pourquoi ce livre est dans une collection SF. Il est vrai qu’une certaine magie… mais ceci est peut-être un détail mais pour ceux qui se croient hermétique à la SF, ils risquent de passer à côté d’une fiction qui aborde des sujets classiques.

La narratrice est une jeune femme qui est à la croisée des chemins elle cherche sa place d’adulte à une époque de beaucoup de changements. Elle regarde les satellites en vivant avec les pieds dans un univers fait de traditions ancestrales fleurant bon la magie.

On a aussi tout l’éveil à la sensualité entre l’hypocrisie puritaine et le libertinage. On a toute les thématiques autour des cinq sens et du rêve…

Elle est sous la protection et la coupe de Maman Cullen. Cette sage femme maîtresse des plantes et potions va l’initier depuis l’âge de 7 ans. De part sa position elle détient des secrets très intimes. Elle est donc dangereuse et menacée. Elle  en a d’ailleurs souffert dans sa chaire.

Maman Cullen et Fern (et les autres initiés) sont de plus en plus marginalisées.

Devenues dérangeantes, elles vont devenir la cible de certaines personnes malveillantes.

Au même moment apparaissent des hippies qui dérangent les habitudes du village. Nouvelle population avec de nouvelles mœurs qui utilisent les plantes en tant que drogues. Une utilisation différente de celle des initiés.

Fern va se retrouver dans une position délicate lorsque Maman Cullen est hospitalisé. Elle va devoir faire des choix et trouver qui sont ses amis. Elle va avoir quelques surprises.

Les changements se font aussi au niveau du travail des « sages femmes traditionnelles dans les campagnes » puisque le gouvernement essais d’encadrer cette profession et l’aseptiser.  Nous avons toute la thématique de la femme… du nourrisson et la vieille femme, de la jeune fille à la mère,en passant par avortement,  de la libération de la femme à la prostitution…

On va suivre Fern aussi dans son chemin initiatique avec ses doutes et ses questionnements. C’est un moment fort du roman où nous allons vivre l’expérience, avec tout le rituel et les différentes étapes. Mais est-elle prête ? Va-t-elle trouver des réponses à ses questions ? Va-t-elle être acceptée ? Va-t-elle trouver sa place dans cette société ?

A travers les mésaventures de Fern on va découvrir L’Angleterre coincée dans le passé et le progrès en marche… D’un côté le seigneur des lieux qui a droit de vie et de mort sur ses sujets et le gouvernement qui veut que tout soit contrôlé par l’administration.

On a ainsi une suite de paradoxes qui dressent un tableau d’une époque où certains essaient de sortir du cadre.

Nous avons une galerie de portraits comme une vision panoramique de la société anglaise des années 60.

J’ai beaucoup aimé ce livre car c’est une histoire qui se lit dans un souffle avec des personnages forts.

Je remercie Folio pour leur confiance.

Article précédemment ppublié sur canalblog

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