De chair et d’os

Dolores Redondo

Folio, janv. 2016, 606 p., 8,70 €

Mes lectures FOLIO

À travers le Pays basque, dans la vallée du Baztán, des églises sont profanées. Alors qu’elle vient de donner naissance à son enfant, l’inspectrice Amaia Salazar est chargée d’enquêter discrètement sur cette affaire. Avec son équipe, elle doit aussi s’occuper d’une série de crimes conjugaux qui ont tous en commun d’horribles mutilations. Á chaque fois, le meurtrier s’est suicidé en laissant derrière lui une étrange inscription : TARTTALO. Pourquoi tous ces hommes laissent-ils ce même mot? Que signifie-t-il? Et pourquoi semble-t-il destiné à la jeune inspectrice?
La vallée du Baztán recèle encore de bien terribles secrets qu’Amaia devra affronter pour espérer enfin y vivre en paix…

Ma chronique :

Quel est votre sentiment lorsque vous avez entre les mains le deuxième tome d’une trilogie ?  Un peu d’appréhension ?  Vous ne vous demandez pas si ce deuxième volet va être  à la hauteur  du précédent ?  

La couverture se mélange de corps et de nature nous remets au cœur de la forêt, celle qui envahi les corps…

Ce deuxième tome nous tient en haleine. C’est un roman qui a son propre intérêt mais sans la lecture du précédent il perd  de sa substance… en effet,  c’est une suite du premier volet et nous n’auront la conclusion complète qu’à la fin de la trilogie. Et il y a une ambiance qui se prolonge aussi.

Dans « De chair et d’os », on retrouve Amaia juste avant d’accoucher et des faits étranges ont lieu dès le début. Ils vont mettre à l’épreuve les nerfs de notre héroïne et ceux des lecteurs !

Vous l’aurez compris je suis toujours fan de cette histoire. On retrouve tout ce qui concerne la famille et la maison familiale avec toujours le côté matriarcal et magique.

La forte présence de l’eau et de la terre permettent de donner une ambiance assez angoissante et dense, entre la terre nourricière et la terre qui se nourrit des morts.

La lumière qui montre ou qui cache selon son intensité participe aux mystères de dame nature.

Le côté psychologique, tout ce qui concerne les manipulations et les tensions émotionnelles contribue à mettre les nerfs à fleur de peau…

Les enquêtes mêlent passé et présent dans cette région du Baztán.

La maternité joue aussi un grand rôle mais je ne peux en dire plus… c’est en même temps une nouvelle faiblesse et une force. De plus, Amaia acquiert un fort potentiel sensuel qui va aussi jouer un rôle.

Amaia va devoir faire des choix et accorder ou non sa confiance aux hommes qui l’entourent.

Il s’agit encore d’un roman viscéral qui me touche et c’est avec impatience que j’attends de lire la fin de la trilogie.

Je remercie les éditions Folio de m’avoir permis de lire ce roman.

kokeshi coup de coeur
gardien de l'invisible

article précédemment publié sur Canalblog