Le mangeur d’âmes

Alexis Laipsker

Michel Lafon mars 2021, 350 p., 18,95 €

Masse Critique Babelio /Éditions Michel Lafon

4e de couv. :

 » Il n’a pas crié. Ils ne crient jamais. « 
Certains secrets, pourtant bien gardés, s’avèrent parfois trop lourds à porter…
Quand des disparitions d’enfants et des meurtres sanglants se multiplient dans un petit village de montagne sans histoire, une vieille légende nimbée de soufre ressurgit… Diligentés par leurs services respectifs, le commandant Guardiano et le capitaine de gendarmerie De Rolan sont contraints d’unir leurs forces pour découvrir la vérité.

Mes impressions de lecture :

J’attendais ce roman avec impatience, car j’avais beaucoup aimé le premier roman d’Alexis Laipsker « Et avec votre esprit… » et j’étais curieuse de lire une nouvelle enquête et connaître les nouveaux (ou pas) personnages.

La couverture du livre est magnifique. J’ouvre le livre et commence la scène inaugurale, celle qui doit « choquer » le lecteur. C’est réussi, première réflexion, est-ce que c’est vraiment pour moi ? Je suis une petite joueuse. Je commence le chapitre et là nouvelle inquiétude… et puis tout à coup, je lève la tête et j’en suis à la page 77 ! Et après je ne l’ai plus lâché !

Ce roman évoque pour moi d’anciennes lectures comme les romans de Jonathan Kellermann (crimes autour des enfants), ou encore ceux de Luca D’Andrea (croyances et légendes du fond de la vallée perdue), ou Maud Tabachnik (pour le côté traque dans la neige « jour de glace »). Vous l’aurez compris j’étais à fond dans l’ambiance.

Le décor et la météo jouent un rôle car cela accentue le côté coupé du monde et course poursuite difficiles. Sans parler du téléphone…

Pour mener son enquête, Alexis Laipskair à choisi cette fois de créer un duo étonnant. Les personnages se découvrent en allant sur la scène du crime. Chacun vient pour une enquête différente. Les deux affaires s’entremêlent.

On a le jeu entre gendarme et policière. Lui capitaine et elle commandante. Jeu avec un certain humour « sexiste » comme pour éviter les tensions sexuelles entre nos deux « célibataires ». On retrouve le petit clin d’œil de l’auteur pour les probabilités et le Poker qui sont les spécialités de l’auteur.

On comprend très vite qu’on a affaire à deux écorchés âmes en peine. On découvrira pourquoi au cours de l’histoire. Mais chut ! Un duo intéressant.

Le lecteur se rend compte que le partage d’information n’est pas équitable, du coup le lecteur en sait plus que les protagonistes. Leurs relations sont faussées dès le départ.

On est sur le thème de l’innocence perdue et les croyances religieuses. Ainsi que sur la thématique de la justice. Cela crée aussi une ambiance lourde de secrets, une touche de mysticisme et presque de surnaturel. C’est là que le côté terre à terre de notre duo va jouer un rôle important pour ne pas les déstabiliser.

Le sujet est dur, diaboliquement cruel et la résolution est à la hauteur. Personne ne sort indemne. On a des frissons tout le long et ce n’est pas à cause de la neige…

Il ne me reste plus qu’à attendre la prochaine enquête d’Alexis Laipsker.

Je remercie Babelio et les Éditions Michel Lafon pour ce partenariat.

Et avec votre Esprit

Alexis Laipsker

Éditions Michel Lafon, 27 fév. 2020, 414 p., 18,95 €

Mes Lectures Michel Lafon

et avec votre esprit

4e de couv. :
Appelée d’urgence à l’Institut des sciences de Strasbourg suite à la découverte du cadavre atrocement mutilé du prix Nobel de chimie, la commissaire Pourson se retrouve confrontée à une scène de crime aussi sanglante qu’énigmatique…
Au même moment dans la région lyonnaise, le lieutenant Vairne, connu pour ses méthodes un peu particulières et son obsession des probabilités mathématiques, doit mener l’enquête sur la disparition soudaine et inexpliquée d’un éminent physicien. Tandis qu’il cherche à remonter sa piste, chaque nouvel indice semble épaissir encore le mystère de cette affaire, le convainquant d’une conspiration au plus haut sommet. Quel sombre secret unit ces cerveaux de renommée internationale ?
Bien décidés à le découvrir, Pourson et Vairne vont devoir s’allier pour déjouer cette froide machination…

Ma chronique :

Lorsque j’ai vu la couverture du livre et son titre j’ai tout de suite été attirée. Je ne connaissais pas l’auteur et pour cause c’est son premier roman. La quatrième de couverture à fini de me convaincre qu’il fallait que je le lise.

J’ai eu le plaisir de le recevoir un exemplaire avec une dédicace à mon nom, merci.

Je me suis lancé dans cette lecture le week-end de Pâques… oui à cause du titre. J’ai eu du mal à le lâcher. En temps que lectrice on a nos préférences et nos agacements… Autant je comprends ce besoin de commencer fort pour accrocher le lecteur autant ça m’agace, ce fut le cas ici avec le meurtre en version directe et détaillée dans le premier chapitre. Je me suis dit pourvu que ça ne soit pas comme ça tout le long… C’est là que la réputation d’une maison d’édition fait qu’on se dit  « chez Michel Lafon  on ne fait pas dans le gore ». Oui l’auteur joue avec le cerveau de ces personnages et celui de ses lecteurs mais pas avec de l’hémoglobine à tout crin.

Ce que j’ai aimé entre autre c’est la présence féminine aux commandes des enquêtes. Elles sont belles, fortes et intelligentes et indépendantes. Elles ne sont que deux mais elles vont jouer des rôles déterminants. Le personnage central est un homme lui aussi séducteur, joueur, forte tête et intelligent… Il va jouer le rôle de pivot, même si à un moment donné il a laissé de côté une partie de l’enquête. On aura évidemment aussi des tensions sexuelles.

La narration est à la troisième personne on va donc pouvoir suivre plusieurs lieux : Paris, Lyon, Strasbourg etc. Alexis Laipsker a décidé de construire sa narration en alternant les deux équipes qui vont rapidement se former. C’est une méthode classique pour maintenir le lecteur attentif. D’autant qu’il joue avec les chutes et cliffhangers en fin de chapitre, vous savez le truc qui vous agace parce qu’il faut lire le chapitre suivant (sans pouvoir le sauter) pour avoir la réponse ! Cela fonctionne bien puisqu’ainsi on peut suivre deux enquêtes différentes qui semblent avoir un lien entre elles sans vraiment le savoir. Du coup le lecteur parfois comprend certaines choses avant les enquêteurs.

J’ai beaucoup aimé la spécificité du lieutenant Vairne à savoir les probabilités et son passé de joueur de Poker. Il analyse tout avec ce prisme très particulier. En regardant de prés on découvre que l’auteur est un spécialiste du poker.

C’est un roman qui allie réflexion et action ce qui donne des variations de rythmes qui stimule la lecture. Pas trop le temps de s’apesantir.

Quelques éléments surprenants : coopérations entre les différents services de police, partage des informations, déplacements très aisés, c’est aussi normal que deux policiers se retrouvent sans téléphone pendant un jour ou deux (alors que toi ton téléphone casse et tu vas vite t’en chercher un dans n’importe quel commerce). Bon d’accord cela contribue à l’aspect dramatique de l’histoire.

La résolution de l’énigme comporte quelques mises en lumière et d’autres restent un peu dans l’ombre. Un peu comme dans la vraie vie… ainsi soit-il !

Le sujet est intéressant par qu’il est abordé sous différentes facettes, médical (avec plusieurs focus), criminel, financier, politique…

En conclusion je dirais que c’est un bon roman policier et j’espère que c’est la naissance d’un duo d’enquêteurs qui va collaborer sur d’autres affaires. Les personnages méritent d’être plus développés dans d’autres épisodes.

Que la paix soit avec vous… la messe est dite ! lol Rassurez-vous on est loin des croyances et de la religion.

Je remercie des Éditions Michel Lafon de leur confiance.

lafon

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