L’histoire de l’hiver qui ne voulait jamais finir

Shane Jones

Ill.  Anastasia Kardashova

Trad. Joy Setton

Éditions La croisée Delcourt, nov 2022, 160 p.,  18 €

Lecture Masse Critique Babelio / Édition La Croisée

4e de couv. :

Se rebeller face à la puissance de l’hiver : une fable gothique, poétique et moderne. Au cœur d’un petit village, l’hiver s’installe et ne veut plus partir. La lumière baisse, les enfants disparaissent, la morosité gagne les cœurs. Désespérés, les habitants décident alors de se rebeller et de faire revenir la vie, par tous les moyens. A la manière des livres de Tim Burton et d’Edward Carey, L’histoire de l’hiver qui ne voulait jamais finir modernise avec une touche gothique et graphique le conte hivernal.
Ce court roman devenu culte, tout d’abord publie chez un petit éditeur, a été réédite avec succès par Penguin avant de séduire l’Europe entière. Ce conte onirique pour adultes, illustre par la dessinatrice russe Anastasia Kardachova, nous emporte dans une histoire poétique et envoûtante.

Mes impressions de lecture :

J’ai eu envie de lire ce roman dès que j’ai vu la présentation de l’éditeur et la magnifique couverture.

J’ai découvert cette maison d’édition que je ne connaissais pas et c’est une belle découverte. J’ai bien aimé ce conte pour adulte.

Cet un bel objet livre. Ce petit format « édition illustrée, 14 x 16, impression couleur, couverture cartonnée, fer à dorer » précise l’éditeur. Les illustrations à l’intérieur donnent un relief supplémentaire au texte.

Lorsque j’ai ouvert le livre la première fois la composition avec titre et texte bref d’une page j’ai cru qu’on pouvait le lire comme de petits « tableaux », ce n’est pas du tout le cas. La parole est donnée à plusieurs personnages ainsi on a plusieurs focales ce qui permet une immersion encore plus complète puisqu’on a l’impression d’être au milieu de tous ses gens. Le titre prend alors toute son importance puisqu’il permet de se repérer. Le changement de focale donne des changements de rythme qui peuvent surprendre.

Le conte va nous emporter dans un lieu, dont on ne connait ni le nom ni l’époque, où les montgolfières jouent un rôle important. L’aspect aérien complète conte onirique. Très vite cela va partir en vrille lorsqu’un dictateur nommé Février va interdire tout ce qui vole et prolonger l’hiver. Au début c’est un peu perturbant cette histoire de nom puis on est tellement pris dans histoire qu’on l’intègre rapidement.

On passe très vite aux thématiques de la forêt (arbres, hiboux , mystère…) et  la terre ce qui augmente le côté sombre et mortifère, ajouter à cela les disparitions… On associe souvent la forêt à des couleurs sombres, pourtant ici la neige persistante donne un blanc angoissant.

L’eau est ici sous forme de neige persistance qu’ils veulent fondre, l’eau est aussi cause de noyade…

On suit en particulier la famille de Taddeus, Selah et leur fille Bianca. Leur vie bouleversée par cette nouvelle façon de vivre, la résistance qui s’installe. Puis, cela vire au drame…

Shane Jones va monter graduellement jusqu’à ce que la résistance se transforme en guerre.

On retrouve la thématique de la guerre et ses exactions causés par ce régime dictatorial. Cela fait écho à certaines de mes lectures récentes.

Je remercie Babelio et les Éditions de la Croisée pour cette découverte.

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