Miss Sharp détective T.1 Meurtre à Sunset Hall

Léonie Swann

Trad. Frédéric Weinmann

NiL éditions, mai 2022, 495 p, 14,90 €

Mes lectures NIL

4e de couv :

Agnès Sharp avait déjà bien assez de soucis avec sa hanche, le remonte-escalier et ses entreprenants colocataires. Elle n’avait pas besoin de ce cadavre dans la grange. Ni de cet autre cadavre dans le jardin de ses voisins. Mais il faut se rendre à l’évidence : on ne peut pas se fier à l’air idyllique de la campagne anglaise, un perfide meurtrier a les vieilles dames dans le collimateur !
Sans traîner, Agnès et ses petits camarades se lancent à la poursuite de l’assassin – une enquête qui les mènera non seulement sur le sol glissant de la salle paroissiale, mais aussi dans une douteuse maison de retraite et, enfin, dans les profondeurs de leur propre passé. Car eux aussi ont leurs petits secrets…

Mes impressions de lecture :

Voilà un petit moment que je n’avais pas lu une histoire de la catégorie « petits vieux »… que je vus explique. Pendant quelques années j’avais l’impression de souvent tomber sur des histoires de « petits vieux » que ce soit en feelgood ou cosy mystery. Nous étions plusieurs lectrices à partager nos trouvailles. Je crois que le dernier en date c’était « Les Dames de Marlow » .

« Quand les seniors mènent l’enquête » nous dit la quatrième de couverture et c’est tout à fait ça !.

C’est un premier tome, on découvre un lieu Duck End et une grande maison « Sunset Hall », des habitants qui ont décidé de cohabiter. Leurs particularité être très âgés et avoir un passé dans les forces de l’ordre… Chacun a un passif, un passé avec de grandes zones d’ombres. Aujourd’hui le brouillard ce retrouve dans les têtes ce qui donne ne va pas trop aider à résoudre rapidement.  

C’est personnages à la mémoire ou concentration réduite partent dans des déductions et des pistes qui se perdent dans les méandres de leur esprit. Ce qui pour le lecteur donne lieu à des scènes hilarantes.

Cette confusion des idées entre les souvenirs du passé et les évènements présents. Les fils se mêlent et s’emmêlent. Ils finissent même par douter de leur innocence. Parfois ils se croient encore en service et se permettent des interrogatoires musclés etc…

Ce roman parle de gémellité, nous allons avoir deux cas bien différents, avec des relations complexes. Dans ce roman l’aspect psychologique de l’intrigue trouve plusieurs sources avec la thématique de la gémellité, les personnages vont être perturbés et le lecteur troublé.

Tous les désagrément de la vieillesse vont faire partie du quotidien de nos détectives retraités. Leur passé riche en expérience va leur permettre de rebondir (au sens figuré ! Ahahah!), par ce qu’ils ont l’art de tout embrouiller et de faire compliqué.

La question de l’âge va venir prendre une nouvelle dimension avec l’arrivé du petit fils. Là encore c’est  une source de quiproquos et de situations cocasses. Sans parler de la place et du rôle joué par les animaux.

Je vous laisse découvrir d’autres lieux et d’autres personnages qui vont voir leur vie bouleversée par le rencontre de cette communauté.

Le 3 novembre sort le tome 2 « Meurtres en cornouilles », j’ai hâte de découvrir ce qui va arriver à cette bande de pieds nickelés.

Je remercie Nil Éditions de leur confiance

Malena, c’est ton nom

Anne-Christine Tinel

Éditions Elyzad, sept 2022, 315 p, 21,50 €

Masse Critique Babelio / Éditions Elyzad

4e de couv. :

Une jeune femme fuit l’Argentine et sa dictature. C’est la France qui va l’accueillir, où, réfugiée politique, elle goûte peu à peu au bonheur avec Arnaud dans le Sud. Mais est-ce le fil de sa vie qu’elle poursuit là ? Pourquoi Malena ne parle-t-elle jamais de son passé ? Quels tourments a-t-elle traversés ? Arnaud tente de percer le mystère de celle qu’il aime. De l’emprise politique à celle de l’intime, il n’y a parfois qu’un pas. Dans ce texte d’une grande force romanesque balayé par le souffle de l’océan Atlantique, Anne-Christine Tinel compose avec brio le portrait d’une femme qui se libère, une héroïne en devenir pour qui l’exil est un chemin vers elle-même, de l’ombre à la lumière.

Mes impressions de lecture :

J’ai découvert ce roman lors de la présentation de la rentrée littéraire par la maison d’édition sur VLEEL.  Quel plaisir de le recevoir pour masse critique Babelio.

Chaque lecteur arrive avec son vécu et ces connaissances. Je fais partie de la génération qui a beaucoup entendu parler dans les années 80 de cette période sombre de l’Histoire de l’Argentine, dans les livres de Langue vivante « Espagnol » dès la 6ième on avait des auteurs et des références à cette période. Je partais donc avec des idées préconçues. Le lecteur qui n’en a jamais entendu parler va avoir un autre regard et faire d’autres découvertes que celles que j’ai faites.

C’est un roman sur l’identité. Qui sommes-nous vraiment ?  Sommes-nous celui que l’autre forge ? Celui dont on donne une image ? De la naissance à la mort on peut avoir plusieurs vies, plusieurs identités… On vit avec des non-dits. On laisse passer suffisamment d’informations  pour qu’on ne nous pose pas trop de questions sur notre jardin secret, ou ce qu’on a refoulé.

La couverture m’avait intriguée, ce tableau célèbre destructuré, reconstruit comme s’il y avait plusieurs arrières plans derrière le premier plan. On retrouve cela dans le texte. Puisque le lecteur va découvrir l’histoire par fragment en essayant de se faire une idée globale de ces vies. L’art jouera un petit rôle dans ce roman…

Dans un premier temps nous assistons au sauvetage d’une femme, cette scène inaugurale interpelle le lecteur, qui se demande qui est cette femme, que lui est-il arrivé, où sommes nous et quand. Nous sommes en 1982 en Italie, puis en France où Malena un argentine a émigré à cause de la dictature en Argentine. L’autrice a choisi d’utiliser le « tu ». Cela continue d’interpeller le lecteur. Ce « tu » est insistant, lancinant, presque accusateur parfois. Ce « tu » dureras sur plusieurs époques tant qu’on est avec le personnage de Malena.

Milena a cloisonné son esprit et refoulé certaines choses, on retrouve cela dans la composition du roman. Lorsque les vannes vont s’ouvrir c’est un véritable raz de marais psychologique.

Lorsqu’on a fini cette longue partie nous avons l’impression d’avoir compris qui était Malena et ce qui lui était arrivé. Mais c’est sans compter sur l’imagination de l’autrice qui a un projet plus complexe.

Nous allons avoir une autre focale et le « tu » disparait pour un il, et découvrir un homme qui n’avait jamais vraiment chercher à savoir qui était sa femme.

Dans une troisième partie un « elle » va apparaitre avec un autre personnage… la clé de l’énigme. Nous allons avoir de nombreuses réponses mais l’autrice a laissé assez de part d’ombre pour que le lecteur comble avec ses connaissances sur cette époque. L’histoire est relancée avec un autre regard. Ce fut une bonne surprise car l’autrice reprend la main. Mais chut !

Chaque lecteur réagira différemment aux  différents rebondissements. Certains comprendront plus ou moins rapidement certaines choses.

C’est un roman poignant sur plusieurs sujets, les sujets qui touchent à la femme sont peut-être plus présents puisque nos personnage principal est une femme.

L’horreur est présente mais c’est parfois plus suggéré qu’explicite c’est donc le lecteur qui va y coller des images et des ressentis. Il y a beaucoup de pudeur, pas de voyeurisme. Par moment on ressent un certain malaise car on nous parle de sujets durs.

Je vous laisse découvrir ce beau roman. J’ai découvert une écriture qui m’a beaucoup plus, j’ai bien envie de découvrir ses autres romans.

En refermant ce livre, je n’ai pu m’empêcher de penser que le « plus jamais ça » n’est qu’une utopie au regard de l’actualité.

Je remercie Babelio et les Éditions Elyzad de leur confiance.

Lulu

Léna Paul-Le Garrec

Éditions Bûchet-Chastel, sept 2022, 175 p., 16,50 €

Mes Lectures de la Rentrées 2022

4e de couv. :

Enfant singulier et solitaire, élevé par une mère maladroite, étouffante, malmené par ses camarades de classe, Lulu trouve refuge sur le littoral. Tour à tour naturaliste, collectionneur, chercheur de bouteilles, ramasseur de déchets, il fera l’expérience de la nature jusqu’à faire corps avec elle.

Conte initiatique et poétique, Lulu, premier roman de Léna Paul-Le Garrec, interroge…

Mes impressions de lecture :

J’ai fait la découverte de ce premier roman de Léna Paul-Le Garec lors d’une soirée VLEEL sur le net. L’autrice nous en a parlé avec tant d’enthousiasme qu’elle a su me convaincre. Le fait que cela se passe sur les côtes bretonnes a aussi contribué à me tenter.

J’ai lu ce roman et lorsque je l’ai fini j’ai eu envie de relire le départ comme pour fermer une boucle.

D’entrée nous savons que le petit garçon a réussi une fois adulte. Je crois que cela m’a aidé émotionnellement car il était un enfant très particulier, en souffrance.

Lucien, est un enfant sans papa, avec une maman surprotectrice. On comprend petit à petit pourquoi ils ont cette relation. Et on a beau surprotéger son enfant arrive le moment ou l’enfant a besoin de déployer ses ailes.

Pour Lulu les relations avec ses congénères à l’école sont trop compliquées. Lulu n’est pas plus compris par les autres que lui ne les comprend. Et comme dans la vraie vie c’est la combinaison de rencontres et de découvertes de centres d’intérêt qui vont permettre des ouvertures. Lulu a commencé à ce construire une carapace de protection quand une institutrice a su s’intéresser à ce qui le passionnait.

L’enchaînement des passions est très logique, très bien trouvées. J’ai aimé cette recherche d’équilibre entre le monde intérieur de Lulu et celui de la société. Il y a mouvement entre intérieur et extérieur. Le flux et le reflux de la mer, marée basse et marée haute.

La place de la musique dans cette histoire, on en comprendra toute la portée vers la fin. Sa musique intérieure, sorte de vibration qui est le début de son langage. La musique c’est aussi les vinyles que sa mère écoute. On sent une certaine complicité entre ses deux personnages coupés du monde.

La construction du roman m’a tantôt fait penser à ces ronds dans l’eau qui se forment lorsqu’on lance un galet plat. Des petits rebonds qui donnent à chaque fois des cercle qui s’élargissent et tantôt j’avais l’impression d’un éventail qui s’ouvrait et se refermait et qui dévoilait dans ses plis des secrets et des mystères.

Si la mère parait hystérique et castratrice au début, on fini par comprendre son comportement et cet amour quelle ressent pour son enfant. On se rend compte qu’elle fait ce qu’elle peut avec sa propre histoire.

Ce que j’ai aimé c’est de voir que Lulu est considéré comme « étrange » parce qu’il n’est pas sur la même longueur d’onde que la société et puis on se rend compte chacun est porteur de singularité, la mère et cette fixette sur la musique, Félicie et son détecteur, Ferry et sa collection… Pas évident de ne pas rentrer dans le moule social et scolaire…

Nous avons donc un narrateur « je » qui va nous raconter son enfance et ce qui l’a amené à être qui il est. Les chapitres cours rappellent l’élocution de Lulu. Il est devenu un scientifique mais on réalise très vite que c’est sa nature profonde.

Je vous laisse découvrir ce beau roman dont la couverture est une belle entrée en matière. Je vous laisse découvrir, sur le replay Youtube de cette rencontre Vleel, la petite histoire derrière cette couverture.

Je remercie le groupe des VLEEL sans qui peut-être je n’aurais pas vu ce roman parmi la flopée de nouveautés. Il n’y a plus qu’à attendre le prochain…

Un fils comme un autre

Eduardo Halfon

Trad David Fauquemberg

Éditions de la Table Ronde, 13octobre 2022, 200 p, 17,50

Mes Lectures de la Table Ronde

Rentrée littéraire 2022

4e de couv :

« Les histoires qui composent ce livre ont été écrites au cours des cinq dernières années, autrement dit les cinq premières années de la vie de mon fils. Comme toujours, elles ont surgi devant moi tels le chat ou le passant qui croisent ma route, mais le fait est que je marche et écris depuis cinq ans en tenant la main d’un petit garçon qui entre et sort de ces histoires, court se cacher dans l’une d’entre elles et va parfois jusqu’à me chuchoter les siennes. Un fils qui m’oblige désormais à écrire en tant que père. »
Eduardo Halfon

Mes impressions de lecture :

Ce recueil de nouvelles est une variation sur le thème de la paternité. Je ne vais pas vous parler de chaque nouvelles. Certains fils rouges parcourent certaines, d’autres semble compléter une autre. J’ai eu l’impression que cela formait un tout que cela tissais un mur d’images. Des fragments d’éclats dans des miroirs qui donnent une image en surimpression, une image augmentée.

La forme brève est une forme qui convient à l’écriture de Eduardo Halfon. Il sait y glisser des histoires et des émotions, des références culturelles et des questionnements.

La couverture de l’ouvra montre cette toute puissance paternelle, avec l’idée de porter son enfant à bout de bras.

C’est toujours un plaisir de retrouver la façon de raconter d’Eduardo Halfon, ce mélange d’autofiction et d’érudition qui nous parle des relations humaines, La famille et ses motivations.

On retrouve ses questionnements sur le pouvoir du père sur son enfant et sur la transmission. Prendre des décisions pour son enfant en réalisant que les conséquences sont irrémédiables comme « circoncision ou pas ? ». Il nous parle du poids des traditions familiales, de sa judéité.

Dans les nouvelles il est question du Guatemala, de son histoire récente. Sa famille qui est d’origine libanaise et qui a émigré dans ce pays. D’où peut-être l’importance des traditions juives qui font partie de son identité.

J’ai beaucoup Les références littéraires qui sont par exemple présentes dans la nouvelle « quelques secondes à Paris » comment des soucis de santé vont changer le cours des choses et modifier les projets de l’auteur. J’ai aimé les réflexions sur l’acte d’écrire et l’écriture.

Dans ces nouvelles parfois mélancoliques et nostalgiques la vie et la mort sont omniprésentes. Des émotions fortes.

Ces nouvelles donnent une impression d’intimité et de sentiments profonds chez le narrateur. Certaines scènes m’ont émue, des questionnements m’ont fait me poser des questions. Une nouvelle fois l’alchimie écrivain-lecteur à fonctionner.

J’ai aimé aussi voyager avec le/les narrateurs, avec cette impression de déracinement et de recherche de sens.

Vous commencez à savoir (ahahah !) combien le thème de l’eau m’est précieux alors imaginez mon intérêt lorsque j’ai retrouvé le l’histoire du fameux lac Guatémaltèque dont il nous avait déjà parlé dans « Deuil ». Ce n’est qu’un exemple sur le thème de l’eau.

Je remercie les Éditions de la Table Ronde de leur confiance.

Les énigmes d’Hypatie : Mais où est passé le blob ?

Claudine Aubrun

Couv. Marion Duclos

Éditions Syros, Coll. Polar Mini Syros, 25 août 2022, 48 p., 3,65 €

Mes lectures Syros

Chronique jeunesse du mercredi

4e de couv. :

Une héroïne passionnée par les sciences. Des énigmes à résoudre. Et une bonne dose d’humour ! 

Hypatie a invité son amie Alice pour une soirée pyjama ! Elle a hâte de lui présenter Jean-Didier, le blob qui habite chez elle. Le blob, c’est un être incroyable à une seule cellule, qui ressemble un peu à une éponge et qui est très intelligent. Mais à la maison, catastrophe ! Le blob a disparu.

Mes impressions de lecture :

J’ai eu la chance de recevoir les deux premiers romans de la série « Qui complote au pied du volcan ? » et je les ai dévoré l’un après l’autre. Celui-ci je l’ai lu après l’autre, mais c’est sans importance, les deux font référence à l’autre.  Je ne sais pas quand sortirons d’autres aventures.

Dans cette aventure elle sera avec sa mère une scientifique qui travaille dans un laboratoire de Toulouse.

On va découvrir son amie Alice qui est différente d’elle mais tout aussi dynamique. Elles sont complémentaires. Elles vivent dans deux familles bien différentes. J’ai souris en voyant l’air effaré de la maman d’Alice quand elle a laissé sa fille chez sa copine. Dans cet épisode l’amitié joue un rôle.

L’humour fait partie de cette série, mais on a aussi quelques montées d’adrénaline.

Cette jolie métisse n’a peur de rien. Elle est très observatrice. Même si elle réfléchit  et élabore des hypothèses elle a une tendance à passer à l’action. Si on a l’impression qu’elle est livrée à elle-même avec ses parents très occupés on va se rendre compte que non.

« Le blob » est un sujet très en vogue, cela fait des mois que mon fils m’en parle. Je pense que le fait que Thomas Pesquet en a emporté un dans la station a dû jouer un rôle dans cet attrait. L’autrice nous donne quelques informations supplémentaires à la fin du volume pour ne pas alourdir le texte.

Je remercie les Éditions Syros de leur confiance.

Qui en parle ?

Jangelis

Voir aussi les autres titres de Claudine Aubrun sur ce blog

Les énigmes d’Hypatie : Qui complote au pied du volcan ?

Claudine Aubrun

Couv Marion Duclos

Éditions Syros, Coll. Polar Mini Syros, 25 août 2022, 48 p., 3,65 €

Mes lectures Syros

Rentrée littéraire 22

Chronique jeunesse du mercredi

4e de couv. :

Une héroïne passionnée par les sciences. Des énigmes à résoudre. Et une bonne dose d’humour ! 

Hypatie rejoint son papa en Sicile. Il est volcanologue et se réjouit de l’emmener voir l’Etna, ce célèbre volcan ! Mais sa bonne humeur disparaît en découvrant que quelqu’un a saboté l’article qu’il vient d’écrire pour son travail. Heureusement, Hypatie a une idée pour trouver le coupable !

Mes impressions de lecture :

Cette série débute par deux romans qui sortent le même jour l’autre c’est « Mais où est passé le blog ». J’ai lu les deux sans savoir par lequel commencer car les deux font référence à l’autre. J’ai commencé par celui du volcan, histoire de voyager.

Dans cette série à lire à partir de 8 ans, c’est la science qui est mise en avant. Les volcans est un sujet qui intéresse les enfants de cet âge. De plus c’est un sujet d’actualité. C’est intéressant d’en entendre parler par une gamine qui est sur le terrain. Cela donne une touche plus concrète.

On découvre cette gamine avec des parents scientifiques qui travaillent dans des domaines et des lieux différents. Ici elle va retrouver son père qui travaille sur l’Etna en Sicile. On va se retrouver au cœur du volcan où presque. J’adore le prénom de cette petite, ça ne doit pas être facile à porter à cet âge là.

J’ai bien aimé comment elle a préparé son sujet. Elle savait que son père allait lui poser des questions sur les volcans. C’était très drôle ce jeu entre père et fille.

Mais n’oublions pas qu’il s’agit d’un polar, il va donc y avoir un mystère à découvrir.

Hypatie a hérité l’esprit scientifique de ses parents qu’elle met au service de la résolution d’énigmes. Elle n’hésite pas à foncer quand elle a une idée en tête. Elle est aime la justice et ne peut laisser son père dans la situation où il est. On va avoir quelques palpitations plusieurs fois au cours de ce séjour.

Elle est très attachante.  La couverture réalisée par Marion Duclos nous donne une idée de la gamine dynamique qu’est Hypatie. Elle prend l’avion seule, pour retrouver son père. C’est un personnage qui doit faire rêver certains jeunes lecteurs.

Après Nino et ses enquêtes autour de l’art je suis ravie de découvrir cette nouvelle série.

À la fin du volume l’autrice donne quelques explications complémentaires  au sujet des volcans.

Je remercie les Éditions Syros de leur confiance.

Qui en parle ?

Jangelis

Voir aussi sur ce blog autres avis de lecture des romans de Claudine Aubrun

Halloween, mes autocollants brillants

Kristie Pickersgill

Illustrations : Kyle Beckett

Traduction : Veronique Duran

Éditions Usborne, 29 sept 2022, 32p., 6,95 €

Mes lectures Usborne

Chronique jeunesse du mercredi

4e de couv. :

Fais la connaissance de fantômes terrifiants, de squelettes cliquetants et bien plus encore à l’occasion d’une fête d’Halloween très pailletés. Sers-toi des 250 autocollants pour animer les scènes lugubres de ce livre.

Mes impressions de lecture :

Tout d’abord j’ai été surprise par le format ( 24×17) celui d’un grand cahier donc facilement transportable.

Petits et grands vont s’en donner à cœur joie avec les 250 autocollants brillants.

Les scènes se déroulent en double page ce qui donne une vision panoramique sur 34 cm.

Sommaire

Citrouilles cauchemardesques
crypte caverneuse
Forêt funèbre
Ruines répugnantes
Manoir Monstrueux
Sorcières sinistres
Insectes ignobles
La saison hantée (page simple)

Suivent oui feuilles détachables grâce à des pointillés prédécoupés où l’on retrouve les d’autocollants avec le numéro des pages aux quels ils sont destinés. Au bout d’un moment ces images vont choisir leurs pages !

Je vous ai donné les titres des différentes scènes pour vous donner une idée des décors que vous allez trouver. Dans chaque lieu des petites consignes viennent canaliser les jeunes lecteurs. Il y a des enfants/adultes qui n’en feront qu’à leur tête (moi par exemple) et il y a ceux qui voudront ou auront besoin de ses indications. C’est un espace ludique donc chacun fera en fonction de l’enfant qu’il accompagnera. Chaque enfant sera attiré par un ou des décors en fonction de ses affinités.

Toutes les scènes de nuits avec des nuances bleutées, violacées, verdâtres et beigeâtres, ambiances assurées. La couverture en ai une parfaite illustrations. Comme vous le voyez les autocollants on des fonds qui rappellent ceux des scènes auxquels ils correspondent.

Petit hic pour les enfants/adultes pointilleux on masque parfois des objets et le fond n’est pas toujours raccord. Je rappelle on est dans le ludique et interactif.

Sur les photos ci-dessous on ne voit pas le côté brillant que donne les couleurs argentées

Les feuilles « plastifiées », oui c’est plus que du papier glacé, permettent de décoller les autocollants pour les replacer, ce n’est pas à l’infini les autocollants perdent de leur aspect adhésifs et se recourbent. Cela reste très pratique lorsqu’on veut les repositionner.

Avant
Après

En parlant d’inter actif ce genre de livre permet aussi de partir dans des jeux narratifs raconter une histoire soit oralement soit à l’écrit, faire travailler son imaginaire et son vocabulaire. Partir dans le grand n’importe quoi est très plaisant. D’autant que pour certains enfants ces scènes sont effrayantes et dégoutantes donc il faut les faire parler. Pour d’autres qui sont dans ce délire de créatures monstrueuses il faut en profiter. J’adore tourner en dérision c’est situations beurk beurk beurk… il faut surjouer.

Chut, il ne faut pas le dire j’ai pioché un autocollant par page pour le mettre dans mon bullet journal… et autres supports.

Je remercie les Éditions Usborne de leur confiance.

Dans la luge d’Arthur Schopenhauer

Yasmina Reza 

Éditions Albin Michel, 2005, 112 p., 9 €

Dans ma médiathèque il y a…

Cercle littéraire

4e de couv. :

« Le maître de mon mari a étranglé sa femme, lui se contente de laisser sa main choir au bout de l’accoudoir, de façon lamentable et flétrie. Mon mari n’a pas de radicalité. C’est un disciple. La génération de mon mari a été écrasée par les maîtres. »

Mes impressions de lecture :

Yasmina Reza est connue entre autre comme dramaturge. J’ai lu et apprécier « Art » et d’autres textes. « Dans la luge d’Arthur Schopenhaueur » est dans la catégorie « roman » pourtant on sent la dramaturge derrière.

Quatre personnages, un couple, un ami et un psychiatre.

Découpé en parties plus ou moins longues qui sont à chaque fois un monologue.

J’ai beaucoup aimé les effets théâtraux dans ces monologue où elle joue avec les réactions des personnages. Dans la première partie on attend de voir se qui va se passer entre Nadine et Ariel. La scène inaugurale avec l’orange est si visuel qu’on s’y croirait.

Le lieux sont des lieux clos, ce qui fait qu’on se sent dans un huis clos, comme pour rappeler que tout est parti de ce qui se passe dans la tête d’Ariel.

Il est question de la dépression du mari Ariel Chipman, il était spécialiste de Spinoza mais là il a fait une glissade vers la façon de penser de Schopenhauer, d’où la luge du titre.

On se rend vite compte des répercussions. On note que le couple avait glissé vers une vie bien rangée loin du grand amour. Nadine jouait le rôle de l’épouse de l’ombre. Mais là elle craque devant le comportement de son mari.

On sent que le fait qu’on soit dans une milieu intellectuel juif a un rôle dans les états d’âmes des personnages.

Leur ami et témoin Serge Othon Weil est dans un autre secteur, autour de l’économie et le finance, un autre état d’esprit. Dans son genre il est aussi monomaniaque.

Et puis il y a le psychiatre qui joue un rôle extérieur.

C’est assez ironique et satirique. J’ai bien ri par moment alors que le sujet de la dépression n’est pas très gai. J’ai pris plaisir à lire quelques passages à haute voix. Ce qui était drôle c’était de voir comment chacun essayait de le faire réagir maladroitement. Le monologue sur le fauteuil en décomposition ou de la robe de chambre sont des scènes mémorables.

On retrouve la thématique du couple en crise noyés dans une certaine mélancolie.

J’ai pris grand plaisir à lire ce roman qui a été mis en scène en 2006, mais que je n’ai pas vu.

Heureux les heureux

Meto. Zone noire

Yves Grevet

Éditions Syros, 6 octobre 2022, 280 p., 16,95 €

Mes lectures Syros

Chronique jeunesse du mercredi

4e de couv. :

Le retour du phénomène Méto. Un nouveau roman qui peut se lire indépendamment de la trilogie culte. 
Méto est celui qui a libéré les « Maisons ». Ces lieux terrifiants où l’on enfermait les enfants que leurs parents avaient été forcés d’abandonner. Aujourd’hui Méto a 17 ans. Considéré comme un héros par les siens, il est recherché sur tout le continent. Lorsque sa petite sœur est kidnappée, il accepte le marché des ravisseurs : être enfermé vivant dans un cercueil avec la rançon, et livré en Zone contaminée…

Mes impressions de lecture :

Après la trilogie, Meto reprend du service. Vous avez en parallèle des bandes dessinées qui paraissent et paraîtrons dans les prochaines mois, c’est bon à savoir ! je n’ai pas testé les BD. Et vous ?
Je croyais qu’après la trilogie on ne retrouverait pas toute la bande de Méto, quel plaisir de continuer à le voir évoluer.
On peut lire cette aventure sans avoir lu la trilogie… mais après vous aurez envie de la lire, car les éléments  qui sont donnés pour comprendre certaines choses donnent envie d’en savoir plus.
J’ai lu la trilogie il y a quelques années lorsque l’intégrale est sortie et je me suis rendu compte que j’avais gardé en mémoire beaucoup de passages. Une série très marquante.
La couverture nous montre des personnages déterminés. Ce que j’aime chez Meto c’est qu’il a gardé son humanisme malgré tout ce qu’il a vécu. Ils n’ont pas réussi à le rendre insensible et sadique.
Dans cette uchronie, il y a une troisième guerre mondiale et il y a des zones irradiées. Et c’est justement par là qu’est envoyé Meto en tant que rançon. On retrouve les thématiques post-apo autour de la survie et du changement de société. Même si bien entendu cela ne se passe pas toujours bien.
Il va retrouver d’anciens habitants de la Maison et pas que les meilleurs. On va retrouver l’entraide chez certains et le sadisme d’autres. Le passé les rattrape Meto et ses amis.
Il ne peut passer son chemin lorsqu’il découvre se qui se passe dans le « cube », il sait rallier les bonnes personnes autour de lui.
De nombreux rebondissements vont tenir le lecteur en haleine. On dirait qu’ils vont de Charybde en Scylla. On vit les émotions des personnages,leurs angoisses et leurs bonheurs. On se cache avec eux. Il y a beaucoup d’action mais aussi de la réflexion sur les conséquences de leurs actes, sur leur intégrité morale etc.
Qui sortir vivant de cet enfer ? En tout cas personne ne sortira totalement indemne.
Ce que j’aime dans cette série ce sont les valeurs qui sont mises en avant, et les liens qui se tissent entre les protagonistes. Thématique de la résistance et de l’insubordination pour aller vers une société plus « saine ».

Je parle beaucoup de Meto et des protagonistes. Mais il faut souligner l’importance des rôles féminins volontaires. Des personnages féminins forts qui savent ce qu’elle veulent. Elles agissent avec énergie et courage.

Je remercie les Éditions Syros de leur confiance.

NB 1 : J’ai beaucoup pensé à la série « U4 » dont Yves Grevet à écrit « Koridwen » et un peu dans « Contagion » lorsqu’on voit le personnage traverser la France ou encore dans l’opposition aux adultes corrompus.

NB 2: J’ai pensé à « À crier dans les ruines » d’Alexandra Koszelyk, un roman adulte qui se passe 20 ans après Tchernobyl, lorsqu’il est question des populations qui continuent à vivre dans les zones irradiées.

Voir aussi sur ce blog :

L’intégrale Meto

Mes premières questions. Où va ce que je mange ?

Katie Daynes

ill. Dan Taylor

trad. Claire Lefebvre

Éditions Usborne, coll. Mes premières questions, 29 sept 2022, 14 p., 10,95 €

Mes lectures Usborne

Mes chroniques jeunesse du mercredi

4e de couv. :

Que ce passe-t-il quand j’avale ?
Où vont les aliments ensuite ?
Pourquoi j’ai besoin de manger ?
Découvre les réponses dans ce livre à rabats.

Mes impressions de lecture :

Où va ce que je mange ? voilà une question qu’on s’est tous posée. Dans cet ouvrage qui s’adresse aux 4 ans et plus j’ai découvert des réponses. En grandissant on se contente parfois de certaines connaissances, les grandes lignes, alors que petits on peut passer son temps avec des « pourquoi ? ». Il faut dire que le « pipi-caca » quand tout va bien n’est pas vraiment un sujet qui m’attire. La présentation ici joue un rôle important pour impliquer le lecteur.

Lorsque j’ai ouvert, ce livre j’ai été agréablement surprise. Je ne savais pas à quoi je m’attendais mais souvent le thèmes de la digestion on voit un corps en coupe avec les organes dessinés avec des informations, dans cet ouvrage ce n’est qu’à la fin qu’on retrouve ce type d’image et de description. Ici on n’a pas un intérieur de corps mais des enfants qui fêtent quelque chose . Des bambins aux bouilles rondes et aux aspects extérieurs différents, comme pour rappeler que nous sommes tous différents mais avec les mêmes organes à l’intérieur. La page suivante les mêmes enfants dans un autre contexte, etc. Petit à petit on explore l’intérieur du corps.

Sommaire :

Où va se que je mange ?
Que ce passe-t-il quand j’avale ?
Où les aliments vont-ils ensuite ?
qu’arrive-t-il aux déchets ?
Pourquoi je dois manger ?
À table !

Visuellement on est sur une double page pour chaque question. On est sur du 22×20 donc le livre ouvert le livre permet d’être facilement tenu et on a une vue panoramique. Les rabats viennent d’une part rigidifier les pages et augmenter le volume de texte. On a des pages cartonnées, colorées et brillantes, très attractives. Le texte et illustrations à l’intérieur des fenêtres sont mats.

Le fait que chaque question soit explorée en double page cela permet au regard de faire le mouvement comme si on lisait une histoire et un écho au cheminement de la nourriture, c’est bien pensé.

Ce que j’ai bien aimé aussi dans cet ouvrage c’est qu’on ne s’arrête pas juste au « caca » cela va après, on sort du corps et de la maison… que ce soit pour des analyses ou après la station d’épuration.

Je vous laisse découvrir.

Je remercie les Éditions Usborne de leur confiance

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