Vendredi dans la peau de ma prof

Nadia Coste & Silène Edgar

Éditions Syros, Coll. Oz, 1er sept 2022, 213 p., 9,95 €

Mes chroniques jeunesse du mercredi

Mes lectures Syros

Rentrée littéraire « Jeunesse » 2022

4e de couv. :

Une prof ultra pénible ? Une ado ordinaire ? Et si elles étaient bien plus que ça ? 

Vendredi matin, ambiance électrique, l’impossible se produit : Hana, élève en 5e, se retrouve dans le corps de la prof de français qui persécute sa meilleure amie. ET INVERSEMENT ! Gros malaise. En attendant de trouver la solution à cet inquiétant problème, Hana se résigne à faire cours à une classe de 6e, tandis que la prof part en cours de sport…

Mes impressions de lecture :

Publier un roman sur les difficultés à l’école le jour de la rentrée voilà qui promets ! En plus il sort un jeudi alors qu’il y a vendredi dans le titre !!!

Je commencerai par vous parler de la collection Oz où chaque titre à sa particularité avec « des histoires où (presque) est possible » Il y a souvent une touche de fantastique mais parfois la magie vient de la rencontre avec les autres. Il y a des one shot (un seul livre) et des séries où l’on retrouve nos personnages adorés. Avec ce nouveau roman c’est une autre variante. Dans cette série ce n’est pas l’autrice qui est au centre mais l’idée « dans la peau de ». Et si l’expression se mettre à la place de l’autre prenait tout son sens ?

J’avais déjà lu des romans de Nadia Coste (« ascenseur pour le futur », « papa de papier », « Comment je suis devenu un robot ») quand à Silène Edgar il était temps que je m’y mette…

Dans un travail à quatre main on ne peut que supposer ce que l’une à écrit ou l’autre. Il y a deux aspects le point de vue de Hana l’élève de 5e et celui de Muriel la prof de français. C’est un roman avec de « je » selon le chapitre et la « peau » du personnage.

Elles n’ont pas choisi de confronter la prof et l’élève qui a des problèmes. C’est Hana qui va être le pivot. Elles (et nous aussi) comprennent que pour retrouver « sa peau » il va falloir identifier le problème et le résoudre tout en essayant de ne pas trop perturber leurs vies respectives.

Nous allons évidemment avoir des scènes cocasses puisque chacune investie le corps et la vie de l’autre sans vraiment la connaitre et cela va donner lieu à des situations rocambolesques.

Que ce soit la prof qui se retrouve dans le corps d’une ado aux hormones très actives, lui permet de retrouver sa jeunesse, enfin presque… ou l’ado avec un corps de femme adulte.

La bonne élève qui est confrontées à des ados à gérer en tant qu’adulte c’est aussi hilarant. *Rien à voir avec ce qui se passe cette rentrée scolaire dans la vraie vie !

Quand est-il de celle qui est « le problème à résoudre » ? MC, c’est l’électron libre qui ne sait rien mais qu’il faut emmener jusqu’au bout de cette journée décisive pour le reste de sa vie. C’est une sorte de dernière chance avec le conseil de classe qui va déterminer si elle redouble ou passe en quatrième. Comme dans les contes du type « la belle et la bête » MC ne doit rien savoir, elle doit faire les bons choix d’elle-même, tout en étant influencée par Hanna et Muriel.

L’avenir de la prof est aussi en jeu, c’est une journée décisive. Là aussi l’aspect psychologique est exploré de manière à ce que les jeunes lecteurs puissent aussi s’identifier.

Bien sûr on se pose la question  « comment auraient fait les personnages » s’ils n’avaient pas changé de peau.

Je vous laisse découvrir le fond du problème de MC la rebelle. C’est finement amené dans l’intrigue.

Ce roman c’est aussi de la tendresse et de l’émotion. Un joli assemblage de sentiments que les ados peuvent comprendre.

C’est un roman qui est assez centré sur des jeunes filles et des femmes.

J’ai beaucoup aimé que l’unité de temps soit une journée scolaire, puisque les décisions à prendre concernent l’avenir dans le collège. On reste concentré, la sphère intime est présente mais on ne s’étale pas…

Vont-elles réussir à tout arranger ? A vous de lire !

La question maintenant c’est de savoir qui sera dans la peau de qui dans la prochaine aventure et qui l’écrira.

Je remercie les Éditions Syros de leur confiance.

Qui en parle ?

Jangelis (bientôt)

Superluminal

Vonda McIntyre

Traduction révisée de l’américain de Daniel Lemoine

Préface d’Olivier Bérenval, interview inédite de l’autrice

Éditions Mnémos, Collection Stellaire, juin 2022, 381 p.,22€

Mes lectures Mnémos

4e de couv. :

Désormais, l’humanité peut mener des vaisseaux au-delà de la vitesse de la lumière. Afin de rejoindre le prestigieux corps des pilotes interstellaires, Laenea n’hésite pas à sacrifier son cœur humain pour une machine sophistiquée. Mais pour aller encore plus loin, vers de nouveaux mondes distants ou d’autres dimensions, devra-t-elle renoncer à tout jamais à sa nature humaine ou pire, à aimer ?

Mes impressions de lecture :

Quel plaisir de découvrir cette collection avec ce roman. Cela m’a permis de découvrir une autrice que je ne connaissais pas. Je trouve la couverture très belle avec ces couleurs apaisantes, je ne sais pas trouver le terme elles ne sont pas mat, mais comme poudrées pour bien montrer que l’espace est parsemé d’éléments.

Le titre est tout un programme à lui seul.

Il faut avoir en tête que c’est un roman qui date de 1983. On a des références qui parlerons aux lecteurs d’un certain âge. Comme par exemple « l’homme de l’Atlantide » … des notes du traducteur guident le lecteur. Il y aussi des références à des choses que nous connaissons aujourd’hui mais que lautrice a imaginé comme par exemple les spams de nous courriels, les publicités ciblées etc. Ce sont détails qui sont amusants car on compare avec ce qui existe vraiment d’aujourd’hui.

J’ai été très touchée au départ par cette jeune femme qui veut tout, tout de suite, qui est prête à tout pour obtenir le statut professionnel qu’elle souhaite. C’était impressionnant cette opération et les conséquences sur le corps et sur le psychisme. Cette idée de « transfuge » de changement de classe et tout ce qui en découle.

Puis le contraste avec les autres visions des personnages et du choix de vie. Il est beaucoup question du corps. Corps qui pose problème pour voyager, corps blessé, modifié, nu (neutre ou charnel), corps qu’on exhibe surtout s’il y a la cicatrice qui change tout.

La rencontre entre Radu et Leana au moment où elle accède à l’univers qu’elle souhaitait nous montre une autre facette de ces voyages d’une planète à l’autre. Selon que tu sois né ici ou là-bas le point de vue sur l’histoire est bien différent.

J’ai aimé cette rencontre qui donne à Leana un côté émotionnel qu’elle n’avait pas. Elle semblait froide et déterminée.

C’est un roman dans lequel on plonge et on est vite immergé dans cet univers.

Contrairement à ce que j’imaginais la thématique de l’eau est très présente, notamment avec Orca et les plongeurs.

Il est aussi question de mémoire… de rêves…

J’ai aussi beaucoup aimé la place de la couleur dans la narration.

La notion de temps et d’espace nous renvoi aussi nos imaginaires.

L’entretien à la fin du volume est un plus lorsqu’on ne connaît pas l’autrice et son univers.

On entend parler de voyages sur mars ou sur la lune dans l’actualité et cela fait écho à cette lecture.

Je remercie les éditions Mnémos de leur confiance.

Challenge 15 K #8 Capitaine Flam : un livre qui a une scène dans l’espace. OU #24 docteur Who : un livre de Science Fiction.

Ou Challenge 15 K #24 Docteur Who : un livre de Science fiction

Saga des Cazalet IV Nouveau départ

Elisabeth Jane Howard

Trad. Cécile Arnaud

Éditions de la Table Ronde, octobre 2021, 624 p., 24 €

Mes lectures de la Table Ronde

4e de couv. :Juillet 1945. Deux mois après la fin de la guerre, la famille Cazalet décide de quitter Home Place pour retourner vivre à Londres. Pourtant, si la paix est enfin signée, rien ne sera jamais plus comme avant… Rupert, après cinq ans d’absence, retrouve une Angleterre encore sous le coup des privations et des bouleversements politiques. L’espoir déçu de renouer avec la vie d’avant-guerre semble confirmé par la mort du Brig et par le divorce d’Edward et de Villy. Les plus âgés des enfants Cazalet, désormais adultes, doivent apprendre à composer avec leurs parents dont ils découvrent que les préoccupations ne sont pas si éloignées des leurs. Louise s’ingénue à trouver des échappatoires à la vie conjugale, mais sa tentative de revenir à sa première passion, le théâtre, se solde par un échec. Clary et Polly partagent toujours un appartement à Londres ; Clary est la secrétaire d’un agent littéraire exigeant et tyrannique, tandis que Polly devient assistante dans une entreprise de décoration d’intérieur. Chacune s’efforce de tracer sa voie, entre mésaventures et déconvenues amoureuses. Ami et proche confident, Archie se révèle plus que jamais le dépositaire des secrets de la famille.Nouveau Départ est le tome du difficile renouveau. L’heure est venue pour chacun de surmonter les épreuves passées et de se défaire des inhibitions pour découvrir la vertu de l’aveu.

Mes impressions de lecture :

Lire un roman qui débute plus ou moins avec la date de lecture, voilà qui me plait. Et quand une lecture fait écho à une autre lecture du moment c’est encore plus marquant. Je pense à ma lecture de la saga « le poids des secrets » de Aki Shimazaki qui revient beaucoup sur l’explosion de la bombe de Nagazaki.

Nous retrouvons nos protagonistes en juillet 1945. La force de la narration de Elisabeth Jane Howard c’est de nous plonger directement dans la vie de ses personnages. Ils sont attachants avec leurs failles et leurs questionnements face à la vie quotidienne. Ce que j’aime aussi c’est toutes les parties dialoguées qui permettent des confrontations directes entre les personnages.

J’ai été très touchée par exemple par ce qui arrive à Miss Pearson qui doit quitter son travail qu’elle aime parce qu’elle doit s’occuper de sa mère. Ce qui signifie ne plus avoir de revenu suffisant et de ne plus faire le métier qu’elle aime. Nous allons avoir le point de vue résigné de cette dame, puis le regard du patron compréhensif mais qui perd une collaboratrice efficace et un troisième regard, celui de Rachel qui est très humaniste et qui pense aux conséquences financières pour Miss Pearson. C’est l’illustration de ce que l’on trouve dans ce roman. La vie de la société anglaise avec tous les changements que la guerre a apportés notamment dans la vie des femmes. Rachel cherche une solution.

Avec Rachel il y a d’autres sujets qui sont mis en avant. Une jeune femme célibataire avec une amie très « proche » très féministe et très intime. Et ainsi de suite on va avoir toutes ces vies différentes qui forment ce clan et leur entourage.

Nous avons aussi dans la thématique du vieillissement de la population les grands-parents qui sont de la vieille génération et qui vivent encore avec les vieilles valeurs… avoir plusieurs vastes propriétés, l’entreprise, les employés qui vont avec, alors que la guerre a tout modifié.

Nous avons aussi les sujets politiques qui touchent le pays et donc l’entreprise. Cela nous remet bien dans le contexte de l’époque et le climat social.

Je vous laisse découvrir les nombreux rebondissements qui jalonnent une vie familiale et qui rendent ce tome aussi prenant que les autres qui nous conduisent jusqu’en 1956.

Cet automne paraît le cinquième et dernier tome qui clôturera cette saga familiale.

J’ai hâte de retrouver nos protagonistes.

Je remercie les Éditions de la Table Ronde de leur confiance.

Stöld

Ann-Helén Laestadius

Trad. Anna Postel

Éditions Robert Laffont, Pavillons, 25 août 2022, 446 p., 21,50 €

Mes Lectures Robert Laffont

Rentrée littéraire automne 2022

4e de couv. :

C’est l’hiver au nord du cercle polaire arctique. Elsa, neuf ans, est la fille d’éleveurs de rennes samis. Un jour, alors qu’elle se rend seule à skis à l’enclos, elle est témoin du meurtre brutal de son faon, Nástegallu. Elle reconnaît le criminel : Robert, un Suédois du village voisin qui harcèle sa famille et sa communauté depuis des années.
Mais celui-ci la menace de mort et la petite fille, terrorisée, garde le silence. Dix ans ont passé. Face à l’indifférence des autorités et de la police, la haine et les menaces à l’encontre du peuple sami n’ont cessé de s’intensifier. Et lorsque Elsa se retrouve à son tour prise pour cible, quelque chose en elle se brise : le poids du secret, le traumatisme et la peur qu’elle porte depuis son enfance refont surface, libérant une rage nouvelle, celle de vaincre et de vivre.
Stöld retrace la lutte d’une jeune femme pour défendre son héritage et sa place dans une société où la xénophobie fait loi, et dans laquelle les idées modernes se heurtent à une culture façonnée par les traditions et la peur.

Mes impressions de lecture :

Il y a quelques années j’ai lu un roman policier « la loi des same » de Lars Petterson qui se déroulait dans la communauté sami et j’avais été impressionnée par les règles qui régissent la vie dans cette communauté et l’extérieur.

J’ai eu envie de lire ce roman pour avoir un autre regard sur la Suède dont on nous vante la qualité de vie. La société suédoise en prend pour son grade dans cette partie du pays.

La moitié de l’histoire se déroule lorsque Elsa est petite. Elle est témoin direct d’un acte criminel sur son faon, elle découvre son jeune renne et son « assassin » qui la menace. On va suivre cette petite fille traumatisée et découvre que la police ne fait rien depuis des années. Les rennes on un statut particulier, ils sont assimilés à des animaux domestiques. Et les tuer est considéré comme un vol et non du braconnage.

En commençant cette histoire par une gamine qui ne comprend rien à ce qui ce passe, à toute cette injustice qu’elle ressent que ce soit les non-dits dans sa communauté, à l’école ou autour de la police, cela permet au lecteur qui ne connais pas le sujet d’apprendre en même temps qu’elle. On a heureusement quelques moments plus innocents qui font du bien.

Ann-Helén Laestadius a su recréer un climat oppressant et anxiogène, avec toutes les tensions que ce soit du côté des samis ou des braconniers et anti lapons. Chacun ressent une injustice.

Elle n’idéalise pas les lapons, elle met bien en avant leurs défauts de cette société avec des codes stricts. Nous avons la grand-mère mémoire ancestrale qui a intégré la religion chrétienne aux cultes ancestraux ce cumul «d’interdits» et de règles créent un carcan assez fermé. Nous avons le fils qui a hérité de la charge d’éleveur de renne. Il a épousée une femme hors du cercle. On va voir que pour Marika ça n’a pas été facile d’être intégrée et il lui ait encore reproché de ne pas être samie. Elle a pourtant appris la langue, les us et coutumes… On a la jeune génération qui est encore plus révolté par ce subit leur peuple.

On a la thématique du mal-être qui peut aboutir au suicide. C’est un peuple assez taciturne, des taiseux avec des rythmes de vie particuliers et des relations familiales très codifiées.

Le fait que ce soit une voix féminine qui prend la parole montre aussi l’évolution des comportements. Elsa est allée à l’école en ville.

On a de nombreuses scènes qui nous montrent le quotidien des ces communautés. On voit aussi les problèmes liés aux changements climatiques et les changements dans les modes de vie.

Le texte est émaillé de vocables samies avec un glossaire en fin de volume, cela donne encore plus à cette ambiance singulière.

On  n’est pas dans de l’exotisme, on au cœur même des conflits. On a de nombreux aspects de la vie quotidienne qui sont expliqués. C’est très intéressant.

Je vous laisse découvrir ce roman aux tensions dramatiques très fortes.

Je remercie les Éditions Robert Laffont de leur confiance.

Challenge VLEEL « un auteur traduit »

Challenge 15 k #7 Juliette je t’aime « un personnage féminin en héroïne »

Le dernier vol (Single Lady)

John Monk Saunders

Trad. Philippe Garnier

Éditions de la Table Ronde,  mai 2022, 320 p., 24 €

Mes lectures de la Table Ronde

4e de couv. :

Dans les années 1920, cinq jeunes vétérans de l’armée de l’air – Shepard Lambert, Bill Talbot, Johnny Swann, Cary Lockwood et Francis, dit le Washout – se retrouvent à Paris après l’Armistice, livrés à eux-mêmes. Incapables de reprendre leur souffle, ils semblent n’avoir qu’un but, celui de se noyer dans l’alcool. Ils rencontrent Nikki, jeune Américaine esseulée à Paris, et l’embarquent dans leur tournée spectaculaire des bars parisiens puis des cafés de Lisbonne et des corridas madrilènes.
Publié en feuilleton dans le magazine Liberty en 1930, sous le titre Single Lady, ce roman inspiré de l’existence de Saunders n’est pas sans rappeler Le soleil se lève aussi : les clins d’œil à Hemingway y sont nombreux, et ne font qu’ajouter au charme et à la drôlerie d’une histoire pourtant tragique.
Adaptée au cinéma peu après sa parution, elle est devenue Le Dernier Vol, l’un des meilleurs films de l’époque sur la génération perdue.

Mes impressions de lecture :

Je ne connaissais ni l’auteur, ni le film avant de lire ce roman.

J’ai choisi ce roman car il se déroulait dans les années 20. Les prémisses des années folles.

Ce qui m’a surpris dans ce roman qui pourrait sembler au premier abord léger, avec ces jeunes gens glamour, qui font la bringue toute la nuit c’est la présence de gueules cassés. On pourrait croire que nous sommes dans l’envie de vivre une fois libérés du poids de la première guerre mondiale. Cependant c’est le contraire qui se dégage de leur comportement. Ils n’ont plus rien à perdre et ne voient pas de perspective d’avenir.

J’ai aimé ce contraste entre la légèreté et la drôlerie souvent lié à l’ébriété. Ils se font des films dans leur tête, ils se racontent des histoires, ils surjouent. Ça chante, ça rit, ça plaisante.

Cela débute dans le Paris by night, les personnages sont désenchantés et bien abîmés. Certains ont de l’argent et d’autres moins mais aucun veut revenir à leur vie d’avant. L’alcool coule à flot et n’arrange rien, ni aux problèmes physiques ni psychologiques. On a même un personnage qui a des problèmes de vue suite à la consommation d’alcool frelaté à New-York, Nikki a la tremblotte elle va même faire une cure…

Ils sont dans une fuite en avant, rester le plus en mouvement, que ce soit de bar en bar, d’hôtel en hôtel, il faut trouver quelque chose à faire avec en même temps le besoin d’oublier, de s’oublier.

C’est une histoire qui a été publié en feuilleton alors il faut un certain rythme… je ne connais pas le découpage mais on note des changements de plans. Par exemple quand ils décident tout à coup d’aller visiter Versailles, ou encore Le père Lachaise, ou le voyage en train, l’aventure à Lisbonne, puis Madrid…

Côté drôlerie il y a notamment les références à Wodehouse ou les chansons, on a aussi par exemple les scènes avec la naïve Nikki qui se fait pincer les fesses et Bill qui s’en prend au mauvais homme, il y a les aventures dans le train ou dans certains échanges des parties dialoguées. J’ai adoré les commentaires sur le guide touristique sur Versailles ou le manuel de conversation en portugais, entre autre.

Comédie douce-amère on ne sait pas s’il faut rire ou s’émouvoir, car il y a des sujets douloureux qui sont traités. Nous avons notamment le problème l’alcoolisme, de drogue et les séquelles de la guerre. Cela fait écho à ce qui se passe de par le monde en ce moment.

Ils étaient des jeunes gens prometteurs, étudiants à Oxford, là ils ont 25 ans et ils sont : «  Des cartouches vides. C’était ça. Ils étaient comme des balles tirées. Forgées pour la guerre et lancées contre l’ennemi. Elles avaient décrit une belle trajectoire, haute et arquée. Maintenant elles étaient retombées sur terre. Tirées. Refroidies. Fragiles. » (p. 127)

Ce que j’aime bien dans les romans de cette époque c’est la place de la technique.  Les moyens de transports avec les codes qui vont avec. Le taxi parisien, on apprend que Nikki a pris l’avion pour aller à Londres, ils prennent le train c’est le Sud-Express qui part de la gare d’Orsay, la limousine au  Portugal c’est une allemande une Steyr 7 places, le ferry… On a aussi l’ascenseur du Carlton avec force détails, le gramophone dans la chambre, et tout l’aménagement du train de luxe… Il faut se remettre dans le contexte le feuilleton a été publié en 1929.

Au début j’ai eu l‘impression d’être dans un film Hollywoodien genre « certains l’aiment chaud » ce style là… C’est peut-être en voyant Nikki dans le rôle de « jolie idiote sexy » et ses soupirants qui essaient d’obtenir ses faveurs tout en la protégeant.

Ce fut une lecture intéressante. J’ai bien envie de voir le fameux film dont on voit quelques photos dans le livre.

Je remercie les Éditions de la Table Ronde de leur confiance.

Challenge VLEEL un livre avec les lettres VLEEL

Le poids des secrets. T5. Horatu

Aki Shimazaki

Actes sud, Babel, 2009, 136 p., 7,10€

Dans ma médiathèque il y a…

4e de couv. :

4e de couv. :

L’étudiante en archéologie Tsubaki aime tendrement sa grand-mère Mariko, à qui elle a toujours confié ses tourments intimes et amoureux. Depuis une commotion cérébrale, la vieille dame désormais veuve semble victime d’hallucinations, et ses jours sont comptés. De la confusion de ses propos se détache pourtant une histoire d’innocence abusée qui concerne la jeune fille qu’elle était.

Mes impressions de lecture :

C’est avec autant de curiosité que j’ai lu ce cinquième est dernier tome du cycle « le poids des secrets ». J’attendais beaucoup de ce dernier volet j’imaginais une conclusion afin d’englober tous les sujets abordés par tous les protagonistes et une ouverture vers le futur. Qu’en est-il ? C’est un peu cela, mais comme dans la vraie vie les personnes ne connaissent que quelques fragments de l’histoire contrairement au lecteur qui a une vue d’ensemble.

Nous avons ici le Tsubaki, la petite dernière de Yukio, on l’avait croisé dans « Hamaguri » petite, ou allant à l’école avec Mariko dans « Tsubame ». C’est donc une jeune femme qui était très attachée à ses grands parents et ses parents qui débute sa vie d’adulte. Sans le savoir elle est la dernière (momentanément) à pouvoir faire le lien et recevoir les secrets de famille.

Le problème des secrets de famille c’est que si on ne brise pas le silence ils peuvent se perpétuer. Le serpent qui se mort la queue.

Ce cinquième volet est aussi chronologiquement le plus récent. Kenji est mort, Yukiko est morte, il reste Yukio et sa mère Mariko qui est très affaiblie… Nous avions déjà découvert les deux secrets de Mariko, on va voir ici qu’elle en détenait un poids supplémentaire. Au seuil de sa mort elle va le transmettre à Tsubaki et se libérer sa conscience. Il est à noter que Aki Shimazaki lui a attribué le rôle de l’étudiante en archéologie !

Cette fois-ci c’est à travers les « Hotaku/lucioles » on va repartir au temps de la jeunesse de Mariko jusqu’au  fameux jour où tout à basculé à Nagazaki. Encore la nature et sa symbolique.

La confession de sa grand-mère va lui permettre de faire un choix important dans sa vie de femme.

La composition de cette série est très surprenante avec ces différentes mises en avant de personnages et de leurs choix de vie avec ces chronologies décomposées entre souvenir (et tout ce que cela comporte de distanciation) et moments vécus en direct (sans recul). Parfois, on reprend un événement mais d’un autre point de vue, avec un temps de réflexion ou pas. Cela donne aussi l’image de cycle ou de cercle, on en revient toujours au même sans que ce soit tout à fait pareil.

J’ai bien envie de découvrir les romans de Aki Shimazaki qui forment des cycles de 5 tomes à chaque fois.

Voir sur ce blog :

« Tsubaki »

« Hamaguri »

« Tsubame »

« Wasurenagusa »

« 

Le poids des secrets. T4. Wasurenagusa

Aki Shimazaki

Actes Sud, Babel, 2008, 126 p., 7,10 €

Dans ma médiathèque il y a…

4e de couv. :

Héritier d’une noble famille de la cour impériale, Kenji Takahashi a divorcé, au grand dam de ses parents qui ne songent qu’à le remarier à une femme de bonne lignée. Mais il est stérile et préférerait garder ce secret pour lui. Lorsqu’il tombe amoureux de Mariko, orpheline et mère célibataire, il sait que ses projets risquent de se heurter à la volonté parentale. Il puise son courage dans le souvenir de Sono, la nurse qui s’est occupée de lui et à laquelle il reste très attaché, mais qui s’est exilée en Mandchourie.

Mes impressions de lecture :

Je suis bien contente d’avoir découvert cette série une fois complètement publiée car elle est additive ! On se demande qu’elle nouvelle révélation l’autrice va nous asséner.

Dans la famille Takahashi, on demande le mari de Mariko et père adoptif de Yukio. C’est le personnage le plus intègre de cette histoire. Il n’a aucun secret et il a su défendre son couple face à sa famille. C’est un homme d’honneur, il n’a pas reculé lorsque sa patrie lui a demandé d’aller en Mandchourie, et ensuite il a assumé le fait d’avoir été prisonnier de guerre, ce qui semblait inconcevable à l’époque.

Avec Kenji, le narrateur, on a la thématique de l’héritier, de la lignée. Là encore la tradition familiale lui a imposé un comportement qu’il a rejeté. Dans un premier temps il s’est soumis aux désidératas de sa famille allant jusqu’à divorcer de sa première femme ce qui lui a permis de découvrir sa stérilité et de l’assumer. Il a choisi l’adoption plutôt que des arrangement plus cachés.

Lui aussi est une victime des secrets de famille et de l’hypocrisie de certains qui se cachent derrière les conventions sociales.

J’ai bien aimé retrouver le voisin M. Nakamura découvert dans le tome précédent et semble ressentir des choses et jouer malgré lui de passeur. Dans « Tsubame » c’est lui qui donne l’info sur la digue à Mariko, ici c’est lui qui indique une certaine tombe à Kenji.

On retrouve ici le « Wasurenagusa » ou « niezabudoka », myosotis qui est sa fleur préférée, on va découvrir sa symbolique avec son histoire.

J’ai bien aimé le rôle du rêve avec son aspect symbolique et « prémonitoire ».

Quand aux hamaguris, ils sont encore présentes.

A bientôt pour le cinquième et dernier volet de cette saga.

Voir que ce blog :

Tsubaki

Hamaguri

Tsubame

Le poids des secrets. T3. Tsubame

Aki Shimazaki

Actes sud, Babel, 2007, 119 p., 6,50 €

Dans ma médiathèque il y a…

4e de couv. :

La jeune Yonhi vit à Tokyo avec sa mère et son oncle, venus de Corée avant sa naissance. Afin de la protéger d’émeutes contre leur communauté, à la suite du tremblement de terre qui a dévasté le Kanto en 1923, sa mère la confie à un prêtre catholique, qui la met à l’abri dans son orphelinat. Désormais cachée sous un nom japonais, coupée de son histoire familiale, Yonhi ne découvrira que des années plus tard le secret de ses racines.

Mes impressions de lecture :

On déroule un nouveau fil de cette bobine  de vies entremêlées.

Nous allons découvrir l’histoire de la famille de Mariko, la maman de Yukio.

On se retrouve à Tokyo en 1923, le tremblement de terre et ce qui a suivit. C’est un pan de l’histoire du Japon qui va avoir une répercussion dans le présent, que je ne connaissais pas. Mariko va avoir des réponses à des questions qu’elle avait enfoui en elle. Encore une fois la religion et les traditions viennent jouer un rôle. L’Histoire rejoint la petite histoire.

Dans ce roman le problème de filiation a une autre portée que celle qui touche Yukio. On comprend mieux pourquoi elle a vécu ce qu’elle a vécu avec le père de Yukio. À 72 ans elle va faire une découverte bouleversante et elle va à nouveau devoir faire un choix : tout dévoiler où tout effacer. Des récits émouvants et poignants.

Dans cette série on a la thématique de la filiation et notamment le problème des filles-mères pour différentes raisons. On a toute une thématique sur l’identité officielle et officieuse. Les nationalités et les conflits.

A chaque nouveau tome on rajoute une petite pierre supplémentaire : Tsubaki/ camélia, Hamaguri / palourde japonaise, Tsubame/ hirondelle. Chaque terme a sa symbolique, et petit à petit des liens se créent. On a un effet de miroirs qui se renvoient des images, des images du passé et du présent. Le futur se prépare sur de nouvelles bases ?

Il y a une grande place pour la nature, que ce soit pour marquer des cycles ou entrer en résonance avec les drames sociaux qui se jouent.

Ce troisième volet m’a donné envie de découvrir le suivant.

Une lettre pour Alessandro Giovaninetti

Jacques Issorel

Éditions Trabucaire , oct 21, 200 p., 15 €

4e de couv. :

Un soir d’automne, le narrateur rencontre Helena sur le quai Rive Gauche à Perpignan. Elle est russe, la soixantaine, et n’a pas toujours été la pauvre femme qu’elle est maintenant devenue. Sa jeunesse, dans les années 50, à l’époque où avec Kroutchev les relations entre la France et l’URSS commencent à peine à se dégeler, son début de carrière de danseuse au Bolchoï, sa découverte de l’amour à quinze ans, tout semble la conduire vers un avenir heureux. Mais ce serait sans compter sur la police politique soviétique qui ne lui pardonnera pas d’avoir commis un faux pas.

Le livre connaît un premier dénouement, mais c’est pour mieux rebondir dans la deuxième partie où le narrateur et son ami Mario partent imprudemment à la recherche du premier et grand amour d’Helena, le beau danseur italien Alessandro Giovaninetti dont la trace se perd à New York en 1960.

Mes impressions de lecture :

J’ai eu le plaisir de revoir M.  Jacques Issorel au salon du livre du Grand Narbonne en juin 2022 et de découvrir qu’il avait publié un roman. Je le connaissais plutôt versé dans la poésie et l’étude d’œuvres littéraires. C’est donc avec curiosité que j’ai eu envie de découvrir ce roman.

La couverture m’intriguait, mais il après une petite visite sur le site de la maison d’édition, il s’avère que ce soit un concept pour cette collection roman-poésie. Seule, elle ne me plait pas trop mais en tant que collection ça a une autre portée.

Dans un premier temps j’étais un peu déstabilisée par certains traits du personnage qui comme l’auteur était professeur d’université à Perpignan. Cela arrive parfois lorsqu’on connait certaines facettes de la vie des auteurs, on se dit qu’ils se sont inspirés de certains faits.

Le roman se divise en deux parties. La première partie est une mise en place des personnages et relate la vie d’Helena singulière. J’ai trouvé cette partie un peu classique, une rencontre et un témoignage direct.  Partie intéressante et nécessaire pour lancer l’intrigue mais j’ai préféré la deuxième partie.

Dans cette première partie on va découvrir petit à petit l’histoire de cette femme qui avant d’être vagabonde avait une vie sous les feux de la rampe. Dans ce roman les personnages avec des vies « publiques » on a envie d’aller vérifier s’ils ont vraiment existé. Il y a des données qui donnent une certaine crédibilité. Danseuse étoile au Bolchoï à Moscou, danseur à la Scala de Milan, actrice à Hollywood etc.

Dans la première partie on aborde la vie personnelle du narrateur avec l’impression de constat d’un jeune professeur retraité.  Il n’y a plus l’intensité de la recherche littéraire, les cours, les conférences, les articles. Une passion qui a dévoré le quotidien d’un couple. L’épouse a fait sa vie en parallèle de son mari, les enfants sont partis. Il a troqué sa passion avec d’autres occupations. Classique. Comme elle, on se demande ce qu’il cherche…  Certains lecteurs s’identifieront facilement avec un personnage ou un autre.

Chercheur un jour chercheur toujours…

On lui a donné une mission apporter une lettre a un disparu… et avec l’aide d’amis eux aussi professeurs il va se retrouver dans une d’autre d’aventure. Cela va permettre d’avoir trois couples de professeurs avec des situations différentes…

J’ai bien aimé le duo entre le narrateur et Mario qui se complètent. L’un ni connait rien à la technologie et fait ses recherches en bibliothèque et l’autre sur internet. Chacun va faire des découvertes différentes. C’est un aspect que j’aime bien retrouver dans la résolution de mystères. Deux façons d’aborder le sujet. Vient alors se greffer un troisième larron avec une façon encore différente d’aborder la situation. Chacun a une nationalité différente et un caractère différent.

Si L’histoire débute dans le centre-ville de Perpignan, elle nous entraine au fin fond de la Sibérie, en passant par l’Espagne, le continent américain et l’Italie. Des contrastes géographiques qui viennent alimenter les intrigues.

Au fur et à mesure des rencontres, notre narrateur, dont je n’ai pas trouvé le nom, va sortir de sa zone de confort et de sa vie bien réglée. Jusqu’où va-t-il aller ? D’autant que la gent féminine va venir perturber ce détective amateur.

Ce qui dans un premier temps est une simple recherche d’une personne qui a eu une vie publique par le passé, on se retrouve dans une enquête périlleuse.

Le narrateur érudit va aussi nous faire voyager dans le monde des arts et de la littérature. Son côté candide va le mettre face à des situations qui le dépassent et le rendent sympathique.

Certains personnages vont changer d’attitude entre le début et la fin de cette aventure et d’autres vont rester dans leur lancée.

En parlant des personnages j’ai bien aimé le choix des prénoms qui ne sont pas anodins… mais ce n’est peut-être que mon interprétation.

J’ai bien aimé les références surtout littéraires. Quelques souvenirs ont refait surface. J’ai résisté à faire une liste des livres à lire… ou vérifiés qu’ils étaient dans ma bibliothèque.

 Je vous laisse découvrir la résolution de l’énigme et les nombreux rebondissements. On va beaucoup voyager…        

 On a bien envie de découvrir ce que ce personnage va devenir maintenant que sa vie à pris un nouveau chemin pétillant.

NB : Petite coïncidence de lectrice : La thématique de la lettre donnée avant de mourir à remettre à un être de son passé, c’est aussi celui de la série « le poids des secrets » de Aki Shimanzaki.

Challenge de l’été VLEEL « Un livre réunissant dans son titre les lettres V.L.E.E.L »

Mississipi solo

Eddy L. Harris

Trad. : Pascale-Marie Deschamps

Éditions Liana Levi, coll. Piccolo, mai 2022, 12 €

Souvenir d’une rencontre à la Comédie du Livre de Montpellier mai 2022

4e de couv. :

Le Mississippi. Un fleuve mythique qui descend du lac Itasca dans le Minnesota jusqu’au golfe du Mexique, en passant par Saint-Louis et La Nouvelle-Orléans. Impétueux et dangereux, il charrie des poissons argentés, des branches d’arbre arrachées, des tonnes de boue, mais aussi l’histoire du pays et les rêves d’aventure de ses habitants. À l’âge de trente ans, Eddy décide de répondre à l’appel de l’Old Man River, de suivre en canoë son parcours fascinant pour sonder le cœur de l’Amérique et le sien, tout en prenant la mesure du racisme, lui qui ne s’est jamais vraiment vécu comme Noir. Au passage, il expérimentera la puissance des éléments, la camaraderie des bateliers, l’admiration des curieux ou l’animosité de chasseurs éméchés. Mais aussi la peur et le bonheur d’être seul. Il en sortira riche d’une force nouvelle et d’un livre fondateur.

Mes impressions de lecture :

J’ai assisté à une présentation de la maison d’édition par Liana Levi et l’éditrice a beaucoup parlé du travail de Eddy L. Harris. C’était la sortie en poche de ce roman et la suite de l’aventure était parue quelques mois au paravent « le Mississipi dans la peau ».

C’est un roman tiré d’une expérience très personnelle. Cette aventure l’a tellement marquée que plusieurs années après il récidivé. Maintenant que j’ai lu « Mississipi solo » je suis très curieuse de voir ce qui a changé dans cette partie de l’Amérique et comment il a abordé ce nouveau voyage, mais ceci est une autre lecture (à venir).

Dans «  Mississipi solo » à plusieurs reprises il se demande ce que les gens garderont de son bref  passage dans leur vie. Il fait référence entre autre au fait qu’il soit noir. Eh bien moi je ma brève rencontre au salon du livre de Montpellier c’est un homme grand qui dédicaçait debout et qui avait une jolie voix. Je n’avais encore rien lu de lui donc je n’avais pas grand-chose à dire.

J’ai choisi ce roman pour découvrir l’auteur à cause de les thématiques… l’eau, le fleuve, le voyage, la nature.

C’est un roman avec des chapitres courts qui mettent en avant un aspect du voyage. On a le pourquoi, le comment et avec qui… En fin de volume on a aussi une carte de l’itinéraire.

On pourrait croire avant de le lire que ça serait répétitif mais pas du tout. Chaque jour est une étape différente que ce soit au niveau de ce qu’il ressent, ce qu’il vit ou ce qu’il voit. Ce n’est pas non plus une accumulation de rencontres et d’anecdotes, il y a toute une réflexion sur la vie et sur son pays.

Il sait faire ressentir au lecteur les épreuves qu’il va vivre. Il n’est pas vraiment préparé pour ce périple, il a un côté naïf qui permet au lecteur de mieux s’identifier. On est loin du récit d’un sportif de haut niveau entrainé qui a l’habitude des voyages extrêmes. Il n’est pas dans la performance. Il est touchant et fait parfois sourire.

J’ai beaucoup aimé suivre ses aventures et ses rencontres. Comment en toute simplicité il nous raconte son parcours chaotique sur ce fleuve qui traverse plusieurs états d’Amérique. Il nous raconte une autre Amérique. Celle de gens pas sophistiqués et très attachés à leurs terres. On est loin du rêve américain et de la course à la réussite.

On va ressentir ses états d’âmes et ceux des gens qu’il a croisé.  Va-t-il réussir ? Dans quel état va –t-il terminer cette aventure.

C’est un cheminement personnel où les souvenirs se mêlent aux évènements présents et aux pensées de l’auteur.

C’est le style de livre où on a envie de souligner des phrases…

Je remercie Liana Lévi d’avoir su titiller ma curiosité. Ils sont terribles ces éditeurs passionnés !

Pour la petite anecdote je parlais avec une copine au téléphone et elle me dit je viens de lire un roman génial « Mississipi… » et moi de terminer « solo »… j’étais en train de le lire… j’adore ce genre de coïncidences.

Je vous laisse découvrir à votre façon ce roman.

Challenge VLEEL « un auteur que j’adorerais voir en VLEEL »

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