Rencontre à la Librairie : Rebecca Gisler

Retour sur ma sortie du samedi 27 novembre 2021.

Dans les Corbières, on peut trouver de jolies balades ou randonnées, mais aussi une volonté de faire vivre la culture.

Dans le village il y a entre autre la maison du banquet et des génération qui proposent des colloques, des résidences d’artiste… un café associatif et une librairie. À la librairie de l’homme on peut trouver de bon ouvrages et faire des rencontres littéraires. Je ne peux pas toujours y aller… C’est toujours l’occasion de faire de belles découvertes littéraires.

Vue de l’Orbieu en cette fin d’après-midi froide et humide. Lagrasse dans l’Aude.

La maison d’édition Verdier est liée à ce coin des Corbières (siège social à Lagrasse) et à cette association qui travaille beaucoup autour de la philosophie. Michèle Planel était présente et une autre dame de la maison dont je n’ai pas retenu le nom.

Dominique Larroque-Laborde a mené la rencontre sans tout dévoiler du texte. Elle nous a fait découvrir l’autrice et son travail littéraire. Elle nous a lu quelques passages qui l’on marqué. Dans sa discussion avec Rebecca Gisler on sentait combien elle trouvait le texte jubilatoire et le travail de la langue fin. Elle m’a vraiment donné envie de découvrir ce roman.

Rebecca Gisler nos a lu quelques passages clés pour nous montrer son travail sur la langue.

Elle nous a expliqué qu’elle a fait ses études en langue allemande et que pour écrire elle a eu besoin de réinvestir la langue française, de s’immerger dans une langue à travers certains auteurs. Elle sentait que pour la fiction elle devait utiliser le français.

Cela m’a fait penser à Agotha Kristof qui nous parle de cette question de langue dans « L’Analphabète »

Elle nous aussi parlé de la traduction de ce roman quelle était en train de réaliser avec tout un travail de réécriture pour retrouver tout son travail sur la langue en français.

De retour à la libraire pour dédicacer mon exemplaire. Et l’occasion de papoter de la littérature suisse qui commence à avoir vu en France. Ma dernière rencontre à la librairie fut aussi avec un auteur Suisse Bruno Pellegrino. Un autre auteur suisse for sympathique et qui aime le travail de la langue française.

Je n’ai pas trop trainé après la discussion… on m’attendait à la maison. La nuit tombe vite à cette époque de l’année et il faisait froid. Une petite marche jusqu’au parking et peu de route.

4e de couv. : D’oncle raconte l’histoire d’un oncle. D’un homme-limite jamais grandi, coincé depuis cinquante ans quelque part en enfance et au bord de la mer, au bout du monde. À la faveur de circonstances exceptionnelles, d’une réclusion forcée peut-être, la narratrice est amenée à observer de près cet homme à l’hygiène douteuse, aux manies bizarres, à la santé défaillante, aux proportions anormales, définitivement trop petit, trop gros et trop boiteux pour ce monde. Elle lui tourne autour, tente d’éclaircir ce qui a tout l’air d’un mystère, bute sur de grands pans d’oubli familial, sur les tracasseries d’un quotidien impossible et d’un avenir incertain. Elle spécule. Se livre à un nécessaire délire au contact de cet oncle planté là comme un défi à toute espèce de conformité. En filigrane, c’est le portrait d’une famille et d’une époque qui se dessine. Biscornues comme toutes les familles et toutes les époques. ou disons un peu plus. Mais il faudra se garder des conclusions hâtives. Ce petit brin d’oncle traîne la patte sur une frontière ténue. Avec ce premier roman, Rebecca Gisler propose une écriture entomologiste, intriguée et amusée, qui vise à faire le tour d’un sujet aussi étrange que fascinant : un oncle.

À bientôt pour mon avis sur ce roman…

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