Une mémoire d’éléphant

Agatha Christie

Le club du masque, 2004, 156 p.

Black November

4e de couv. :

Jamais une querelle, pas de liaisons… Les Ravenscroft filaient le parfait amour. Si on ajoute à cela une excellente réputation et une situation financière confortable, on en déduit qu’ils étaient de ceux qui meurent dans leur lit. Et non d’une balle dans la peau.
Double suicide, a conclu la police, sans trop y croire. Une fin singulière pour un couple uni et paisible… Mais qu’envisager d’autre ? Un double assassinat ? Un meurtre suivi de suicide ? Guère plus plausible. Alors ?
Alors, Hercule Poirot a horreur des histoires inachevées. Et même si le début de celle-ci remonte très loin dans le passé. il en connaîtra le fin mot… Comme d’habitude.

Mes impressions de lecture :

J’aime bien participer au « Black novembre » organisé par Séverine de « Ilestbiencelivre » mais cette année je ne suis pas disponible.  Cependant voilà bien longtemps que je voulais lire ce roman d’Agatha Christie alors je n’ai pas résisté longtemps.

Lorsque j’ai acheté ce roman, il y a quelques années je ne connaissais pas le titre et il m’intriguait. Depuis j’ai vu l’épisode de la série des David Suchet et j’ai trouvé l’histoire passionnante et je voulais voir ce que cela donnait à l’écrit.

C’est une histoire avec  Poirot et Mrs Oliver.  Ce que j’aime dans cette série c’est que Mrs Oliver vient bousculer Poirot vieillissant. Elle l’agace et le fait sortir de sa zone de confort.

Ce qui m’a intéressé dans ce roman c’est d’une part le personnage de l’écrivaine et toutes les considérations sur son statut et sur l’écriture. Je trouve qu’Agatha Christie en profite pour être ironique sur sa propre personne. Son travail d’écriture  a été dénigré bien des fois. Autodérision.

Un autre sujet qui est développé ici est celui de la mémoire et des témoins. Tant qu’il y a des témoins d’une époque même s’il s’agit de témoignages indirects ils détiennent une part de vérité. Une trace du passé.

C’est un roman assez tardif puisque Mrs Oliver cherche son carnet d’adresse d’avant 1971. Hercule Poirot a une longue carrière derrière lui. Il fait référence à d’autres enquêtes qui ont jalonné son parcours comme les « 5 petits cochons »,  « mort de Mrs McGinthy » … encore aspect de la mémoire. Ce que j’aime dans les romans d’Agatha Christie c’est le reflet de la société anglaise qui de part l’étendue de l’Empire britannique voyage ou vit une partie de leur vie à l’autre bout du monde. Ce qui est propice aux mystères. On peut refaire sa vie, revenir et avoir une nouvelle « virginité. La mémoire déforme les faits.

Ici les parents de Célia sont allés vivres en Inde alors que Celia et son jeune frère étaient en pension en suisse ou en Angleterre.

Mémoire des policiers à la retraite, regard en arrière, chacun détient  des bribes du passé. Le passé vaste sujet. Il reste les dossiers, les traces écritures.

On  retrouve les thèmes liés à la médecine et notamment à la maladie mentale. Il est question aussi de gémellité. Des sujets  qui marquent une époque.

J’ai bien aimé comment l’affaire a été amenée. Une femme interpelle Mrs Oliver qui a son tour va interpeler Poirot.

J’aime bien les parties dialoguées car elles permettent d’avancer des hypothèses, poser des questions etc.

On va avoir deux manières d’enquêter mais c’est Poirot qui aura le fin mot de l’histoire. Il a l’esprit de synthèse. C’est un cold case qui aura occupé les petites cellules grise de notre détective.

Il y a quelques détails qui m’ont laissée perplexe mais j’ai pris grand plaisir à lire cette histoire.

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