Le voyage d’Octavio

Miguel Bonnefoy

Éditions Rivages, Rivages Poche, 2016, 160p. , 7,50€

4e de couv. :

Le voyage d’Octavio est celui d’un analphabète vénézuélien qui, à travers d’épiques tribulations, va se réapproprier son passé et celui de son pays. Il tombera amoureux de Venezuela, une comédienne de Maracaibo, qui lui apprend l’écriture. Mais la bande de brigands « chevaleresques » pour laquelle il travaille, organisera un cambriolage précisément au domicile de sa bienaimée. Avant que ne débute un grand voyage qui porte son nom.

Cette rencontre déchirante entre un homme et un pays, racontée ici dans un récit plein d’humour et de poésie, est d’abord une initiation allégorique et amoureuse, dont l’univers luxuriant rend hommage à une certaine tradition littéraire sud-américaine.

Mes impressions de lecture :

J’avais adoré « sucre noir » son atmosphère et l’écriture de Miguel Bonnefoy. Le temps à passé et j’étais curieuse de découvrir son premier roman. Voilà qui est fait.

J’aime beaucoup cet Amérique Latine romanesque et romantique. Nous débutons dans un bidonville du Venezuela, cependant la pauvreté passe en arrière plan avec la solidarité et l’amitié qui sont mises en avant.

Octavio est un personnage attachant que l’on va suivre dans les différentes étapes de ses découvertes.

Le sujet de départ, l’illettrisme, est bien amené. Miguel Bonnefoy le situe dans un lieu propice à la différence culturelle. Le bidonville et ses laissés pour compte. On voit les conséquences dramatiques que cela peut avoir dans le quotidien et les stratagèmes pour cacher ce handicap social. Tout le monde n’est pas dupe. Octavio va rencontrer la bonne personne qui va l’aider. Cependant le destin d’Octavio n’est pas celui d’une vie tranquille. Il a des principes et lorsqu’il devra franchir une certaine limite sa vie va basculer.

Ce voyage va mettre à l’épreuve Octavio. Il peut compter sur sa force physique et morale mais il cherche sa place ce qui va le conduire d’une expérience à une autre.

Les thématiques complémentaires du bien et du mal, de la justice et l’injustice, ont des frontières très mouvantes.

C’est un roman bref avec des chapitres relativement courts qui sont des « leçons de vie » où chacun pourra puiser des sujets de réflexion.

Les couleurs, les parfums et les petites histoires des personnages touchants d’humanité.

J’ai beaucoup aimé le rôle de l’eau. On bascule dans le réel merveilleux. Les liens avec les mythes sont renforcés ce réel magique qui donne en plus un côté poétique. Retour aux sources ?

La place de la nature est très importante dans ce qu’il va advenir de notre héros. Je vous laisse découvrir.

Action, destruction reconstructions à divers niveaux. On a aussi l’image de la roue qui tourne sans tout à fait revenir au point de départ… une roue voilée ?

Une belle lecture.

Je trouve la couverture de la version poche magnifique.

Je pense lire « Héritage » très prochainement… mais vous connaissez la relativité du temps d’une lectrice !

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