La dixième muse

Alexandra Koszelyk

Aux Forges de Vulcain, 15 janv. 2021, 280 p., 20 €

Mes Lectures Aux Forges de Vulcain

Anecdotes de lectrice :

Au mois de mars-avril pendant le premier confinement David Meulemans, l’éditeur des Forges de Vulcain avait proposé des conversations téléphoniques avec ses auteurs et collaborateurs. J’avais apprécié la conversation qu’il avait eue avec cette autrice qui nous avait partagé ses lectures. J’avais découvert que nous avions des goûts communs en ce qui concerne la littérature.

Pour le moment pas de rencontre avec les auteurs mais dimanche 17 janvier une rencontre aura lieu sur  zoom organisée par Serial Lecteur Nyctalope.

Ce roman a réveillé des souvenirs d’une autre rencontre celle de Geneviève Dormann qui été venue à Perpignan nous présenter son roman « la gourmandise de Guillaume Apollinaire » à sa sortie en 1994. J’ai ressorti le livre…

Mes impressions de lecture : Coup de Cœur

Il y a un an, je découvrais le premier roman d’Alexandra Koszelyk « A crier dans les ruines ». Ce fut un coup de cœur, allais-je en avoir un pour le deuxième roman ? Oui car j’ai à nouveau été emportée par l’histoire et l’écriture d’Alexandra Koszelyk et son érudition.

J’ai beaucoup aimé le fils rouge de « l’arbre » dont la fibre et la sève vont tisser des liens entre le tendre Florent et le grand Apollinaire, entre le présent et le passé.

Alexandra Koszelyk joue avec ce pauvre Florent, elle va lui ouvrir les portes d’un monde très éloigné de ce qu’il connait. Il nous apparait presque comme un être effacé, transparent et elle va lui donner la chance de vivre quelque chose d’unique et ainsi de donner un autre sens à sa vie. Cette petite touche de fantastique n’est pas sans rappeler Kafka. L’univers de Guillaume Apollinaire va dévorer celui de Florent qui arrive à douter de sa santé mentale.

On a l’impression que ces deux êtres n’ont rien de commun et petit à petit on se rend compte que si. Par exemple ce syndrome de l’abandon et le rapport aux femmes.

Le roman est composé de chapitres qui nous font vivre au présent avec Florent qui perd pied petit à petit. Le monde onirique vient créer des passerelles avec se que Florent va découvrir. D’autres chapitres donnent la parole aux muses, à l’entourage de Guillaume et au poète. Des lettres, des poèmes, des extraits de journal intime… Ce qui dessine pas à pas une sorte de biographie romancée d’Apollinaire.

On va revivre les 39 ans de Guillaume Apollinaire et sa soif de vie. A croire qu’il savait qu’il allait mourir jeune et qu’il lui fallait profiter de chaque plaisir que la vie lui offrait.

Ces muses ont chacune joué un rôle différent et ont contribué à  créer des poèmes marquants. J’ai aimé comment Alexandra Koszelyk a su associer un poème à chaque moment clé qu’elle nous a raconté.

Elle utilise les rêves pour que Florent entre en communication avec ce passé, mais aussi les « signes magiques  de la vie» qui vont créer des connexions. Ces synchronicités sont crées par exemple par une image, un nom de rue, un livre, un tableau, une photo, un parfum, une lumière…

Au fur et à mesure que Florent découvre des aspects de la vie d’Apollinaire il crée un déséquilibre dans sa vie cependant il n’y a pas que ces côtés négatifs à cela. Je vous laisse découvre ses changements, ses transformations… Après quels fantômes courent-ils tous ?

Alexandra Koszelyk a su créer une atmosphère très particulière où le réel magique, le pas de côté dans l’imaginaire réveille des images fantômes. Un mélange d’amour et de manque. Il y a beaucoup d’amour dans ce roman tout en parlant l’absence de l’être aimé.

J’ai pris grand plaisir à l’évocation de la période de la Belle Époque qui va se terminer avec la première guerre mondiale qui coïncide avec la mort de Guillaume Apollinaire. On voit comment la société était entrain de changer. J’ai souris au clin d’œil à la tapisserie signée William Morris dont l’œuvre est publiée Aux Forges de Vulcain.

Ce roman m’a donné envie de me replonger dans la poésie de Guillaume Apollinaire, j’avais « alcools » sous la main.

Je vous laisse découvrir les autres facettes de ce roman et toutes les figures majoritairement féminines.

Je vous laisse découvrir ce magnifique roman et la belle plume d’Alexandra Koszelyk.

Je remercie les Éditions Aux Forges de Vulcain de leur confiance.

vulcain
kokeshi coup de coeur

3 réflexions au sujet de « La dixième muse »

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