Jours sauvages

Claire Cantais

Éditions Syros, 2 juillet 2020,   p., 16,95 €

Mes Lectures Syros

Chronique jeunesse du mercredi

jours sauvages

4e de couv.

Semaine 1 : Apprendre à Survivre.
Semaine 2 : Survivre ! Ils ont entre 13 et 15 ans. Ils ne se connaissent pas. Mais ils sont inscrits ensemble à un stage bushcraft dans les Pyrénées cet été. Le bushcraft, c’est « l’art de vivre dans les bois ». Sans toit, sans nourriture, sans rien. Certains sont prêts à se donner à fond, d’autres feraient n’importe quoi pour ne pas être là. Mais pour tous, un même défi : dépasser ses limites.

Ma chronique :

Nous allons partir vers l’aventure être en Ariège loin de tout, coupés du monde sans technologie. Ce que la magnifique couverture nous promets l’histoire le tient largement.

Dans un premier temps on découvre Angelo dans le premier chapitre inaugural alors notre attention va se focaliser sur ce personnage qui va jouer le rôle principal.

L’histoire va être ponctuée par les jours qui passent avec une date en début de chapitre rassemblés en trois parties, j’allais dire en trois actes. La rencontre avec les illusions qui vont vite perdues, l’action-aventure, et le drame final qui était latent.

On découvre les histoires des autres personnages sur le chemin de la gare et l’aventure va démarrer par cette rencontre dans le train et le premier positionnement des personnages, sept ados aux personnalités différentes et un accompagnateur.

Puis entre certains chapitres on découvre une autre histoire plus inquiétante écrite en italique, celle d’un petit garçon Thierry qui a un parcours de vie très difficile. Cette touche dramatique laisse entrevoir que tout ne va pas se passer comme prévu. On ne sait pas de qui il s’agit, même si on a vite des doutes.

Ces sept ados de la région parisienne vont se retrouvé propulsé dans les Pyrénées ariègeoises loin de tout, sous la surveillance de trois adultes qui se révèlent avoir des comportements assez étranges. Ils se posent des questions et nous aussi. Les méthodes employées sont assez extrême. Ils vont se rendre vite compte qu’entre le dépliant et la réalité il y a un fossé. Tous les ados n’étaient pas préparés ni vraiment partants au départ. Il y a un certain degré de violence qui s’installe. Perte des repères habituels.

Claire Cantais va jouer avec les effets de groupe et les mécanismes qui vont faire évoluer les relations entre eux. Entre ceux qui se la jouent perso et ceux qui joue un rôle protecteur chaque lecteur va pouvoir s’identifier à l’un et à l’autre.

Dans « Jours sauvages » les actions vont s’enchaîner avec des rebondissements vont tenir le lecteur en haleine. L’instinct de chaque personnage va se révéler décisif pour la suite des mésaventures car il est beaucoup question de manipulation mentale. La vaste palette d’émotions va toucher les lecteurs selon sa sensibilité.

C’est un roman qu’on a du mal à lâcher tant on veut savoir ce qu’il va advenir des personnages, que ce soit les adolescents ou les adultes.

La nature va aussi jouer un rôle primordial, tantôt hospitalière, tantôt hostile violente et extrême ce qui est en accord avec un camp de bushcraft. C’est le thème du roman la survie en milieu hostile, thème très utilisé par certaines chaînes de tv et sur les réseaux mais version adulte. La nature changeante de l’environnement va s’associer aux humeurs des adolescents. On pense que tout est maîtrisé bien encadré mais l’humain et la nature ne sont pas toujours contrôlables. Tout va partir en vrille assez rapidement.

Des vacances inoubliables qui vont laisser des traces profondes. On est sur du roman initiatique qui va faire basculer tous ces personnages dans une autre façon de voir la vie et la mort. Ils ne vont pas en ressortir indemnes, pour ceux qui vont s’en sortir…

On ferme le livre en laissant derrière nous des personnages avec qui ont on vécu des émotions fortes, ils laissent un vide. Leurs dialogues, leurs vannes et leurs piques, leur humour et leur joie de vivre…

On a toute la panoplie des thèmes de la réalité, amitié, rivalité, amour, inquiétudes, angoisses, pulsions et phobies…

Pour les parents qui se poseraient des questions on n’est pas dans le trash complet cela reste un roman jeunesse qui se déroule en France très abordable dès 13 ans (c’est vous qui connaissez votre enfant).

C’est très étrange de savoir que cela se passe à deux ou trois heures de chez moi.

L’histoire se déroule du 1er août au 13 août  (2016 ?)… Bonnes vacances ! Je remercie les Éditions Syros de leur confiance.

Qui en parle ?

Jangelis

Article précédemment publié sur Canalblog

Une réflexion au sujet de « Jours sauvages »

  1. Ping : Bilan Lecture Juillet-Août 2020 | L'Atelier de Ramettes 2.1

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s