Une étoile en enfer

Guy Rechenmann

Éditions Cairn, mars 2020, 293 p., 11 €

Enquête 5

étoile en enfer

4e de couv. :

Fait rarissime, une montagne s’écroule en 1248. Dès lors les crimes commis sur le versant du mont Apremont, dans la vallée de la Chartreuse, ne seront jamais élucidés. C’est sans compter sur la pugnacité d’Anselme Viloc, le flic de papier, qui, confronté à la fois au mystère du naufrage d’un chalutier d’Arcachon et à la disparition d’une jeune fille du pays partie en apprentissage à Paris chez un cuisinier en devenir, va, non sans mal, arriver à remonter le temps. Anselme Viloc, le savoyard adopté par le Bassin et ses humeurs, est devenu une référence dans le domaine des « crimes à haute probabilité de non-résolution », c’est son patron le commissaire Plaziat qui l’affirme et il va, encore une fois, nous en faire une brillante démonstration.

Ma chronique :

C’était avec impatience que j’attendais ce roman. Je devais le recevoir avant le confinement mais l’enveloppe c’est perdu dans la confusion. Et ce n’est qu’après le déconfinement que j’ai pu en recevoir un exemplaire.

Je disais donc que c’était un roman attendu. C’est la cinquième enquête (4 publiées chez Cairn Editions) que je lis. Le personnage récurrent me plait, ce n’est pas un policier assez particulier. Il a autour de lui un petit cercle d’intimes qui l’aident et l’accompagne. Dans cette enquête ils interviennent assez peu au quotidien mais le peu de fois où ils apparaissent lui apportent un grand soutien.

Ce que j’aime c’est aussi qu’il est heureux en amour. Enfin si on veut car c’est à croire que le destin s’acharne sur eux pour essayer des les séparer.  Dans cet épisode Sylvia frôle la mort et va être en convalescence tout le long. Elle sera quand même d’un grand secours pour l’aider dans ses réflexions avec son amnésie. J’ai découvert des techniques pour recouvrer la mémoire après un traumatisme que je ne connaissais pas. C’est ça aussi cette série apprendre des choses… et ici ce ne sera pas la seule !

J’ai découvert aussi le mot  « béatilles » et d’autres choses dont je ne peux parler pour ne pas dévoiler le mystère, les secrets de cuisine ! Qui sont le cœur de cette enquête.

Nous avons donc notre gentil Anselme qui se fait du mauvais sang pour sa moitié et qui devra pourtant poursuivre sa quête.

En fait d’enquête nous allons en voir trois. Elles semblent en apparence être différentes et sans liens et pourtant ! Une des particularités d’Anselme Viloc c’est de sentir des liens souterrains  qui relient des événements aux quatre coins du monde, comme si des forces telluriques qui tisseraient des réseaux invisibles. On le voit rêveur et pourtant c’est un être très attaché aux racines.

Après avoir résolu le secret de sa naissance il est passé à autre chose concernant son passé. Un souvenir d’enfance, une quête sur un mystère qu’il a découvert du temps où il habitait du côté de Chambéry.  Un mystère ancien qui n’a rien à voir avec son histoire à lui. Mais alors qu’il s’est décidé à faire des recherches deux autres mystères vont se présenter à lui. Vont-ils l’arrêter ou au contraire le pousser à aller plus loin ? L’actualité va-t-il le stopper dans ses recherches sur le passé ?

Le temps, l’espace temps est important dans les enquêtes de Anselme Viloc. Ce substrat que forme le passé est là, va-t-il s’enliser ou au contraire s’en nourrir ?

Quand je parle de temps je pense aussi à  l’époque choisie par Guy Rechenmann pour le déroulement de ces aventures, les années 90 avec sa technologie de l’époque.

Une autre des spécificités de la vie de ce personnage c’est le besoin de se raccrocher au lieu de vie. Il est très attaché au Cap Ferret et ses environs proches, mais cela ne l’empêchera pas de se déplacer et de nous faire voyager.

Il faut attendre la fin pour comprendre pourquoi ces différentes enquêtes vont se faire écho.  Le lecteur comprendra des choses mais c’est Anselme qui nous tissera la toile finale.

C’est un roman à la fois à la première personne (Anselme Viloc narrateur) et à la troisième personne mais c’est toujours Anselme qui est dans le point de mire.

Il ne me reste plus qu’à attendre le prochain épisode !

Je remercie les Editions Cairn de leur confiance.

cairn

Sur ce blog :

Flic de papier

Fausse note

A la place de l’autre

Même le scorpion pleure

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