Un conte dis-tu ?

Marie Jadis & Jean Teuleman  

Il. Luci Luca

2018, 74 p.,  9 €

979 669918535

marronfluo@gmail.com

conte dis-tu

4e de couv :

« Il était une fois, dans un petit village, au bord de l’Océan, une maison immense. On  ne savait pas depuis quand elle était posée là, mais elle semblait avoir été construite depuis très longtemps. Jamais les rideaux ne bougeaient… »

Ma chronique :

C’est une très jolie histoire dans une autre histoire.

On va en effet suivre l’histoire de la narratrice et de son jeune voisin un « drôle de môme ». Une histoire touchante et actuelle. J’ai adoré leur interventions pendant la lecture. Les interruptions dues aux contraintes de la vie quotidienne ainsi que les liens que la lecture crée entre eux.  Ah a lecture et la transmission !

Ensemble ils vont lire une histoire, un conte qu’ils ne connaissaient pas. On va se plonger en même temps qu’eux dans un monde d’autrefois, un monde imaginaire où l’on va suivre un enfant dans une sorte de voyage initiatique aux multiples rebondissements. Le héros accompagné d’un chat (pas n’importe lequel !) vont devoir affronter des épreuves et résoudre des problèmes. 

J’ai eu l’impression un instant de suivre Alice lorsqu’elle court après le lapin toujours en retard. L’intervention de l’animal, ici le chat, nous fait entrer dans le monde des contes. On découvre d’autres références aux romans d’aventure.

Vont-ils atteindre leur but ?

Vont-ils survivre ?

Vont-ils pouvoir revenir dans le lieu initial ? Qu’auront-ils appris ?

Et qu’en sera t-il de la narratrice et de l’enfant de la vraie vie ?

Je vous laisse découvrir tout cela et bien plus.

Dans le livre vous pourrez découvrir de belles illustrations, des compositions à bases de collages comme vous pouvez déjà en avoir un aperçu sur la couverture.

Il y a dans ce roman des thématiques qui me plaisent beaucoup notamment celui de la maison. Ici nous avons d’une part l’appartement refuge pour de gamin et ensuite la maison dans le conte.

Et puis l’eau intervient aussi dans les étapes qu’elle soit sous forme de fontaine ou de mer.

Les mises en abîme qui emboîtent des histoires permettent aussi d’avoir des écritures différentes, nous avons donc la réalité avec un langage parlé et actuel, puis la narration avec le conte ainsi que l’intervention de certains personnages et enfin l’extrait du journal intime.

La touche « fantastique » et « magique » créent dans le conte une sorte de distanciation pour bien nous ancrer dans le monde imaginaire et que l’enfant puisse en tirer des « leçons ».

La narratrice elle aussi va faire un travail d’introspection sur ces choix de vie.

Alors est-ce un conte ?

A qui s’adresse ce roman ? De par la structure je dirais un adolescent ou un adulte.

Je remercie la petite fée qui m’a fait découvrir cette jolie aventure.

Article précédemment publié sur Canalblog

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