L’empire du Léopard

Emmanuel Chastellière

Éditions Critic, 2018, 658 p., 25 €

Le mois d’ Emmanuel Chastellière

Book en Stock / Editions Critic

4e de couv. :

1870. Après une épuisante campagne militaire, le royaume du Coronado a conquis l’essentiel de la péninsule de la Lune-d’Or. Seul l’empire du Léopard, perdu dans les montagnes, lui résiste encore.
  Dans l’attente des renforts promis par sa hiérarchie, le colonel Cérès Orkatz – surnommée la Salamandre – peine à assurer l’ordre sur place, la faute à un vice-roi bien intentionné mais trop faible. Dans ce monde de jungles et de brume, les colons venus faire fortune s’épuisent et meurent à petit feu, même si certains au sein du régiment espèrent toujours découvrir la mythique cité de Tichgu, qui abriterait selon les légendes locales la fontaine de Jouvence.
  Alors qu’une éclipse lunaire sans pareille approche, Cérès va devoir tenter d’assurer la survie de ses hommes, au mépris peut-être de ses allégeances…

Ma chronique :

J’ai eu le plaisir de découvrir cet auteurs lors de la sortie de son premier roman « Le village »… les années ont passé et ce que laissait entrevoir ce premier roman s’est confirmé… Emmanuel Chastellière a un talent certain pour nous embarquer dans ces univers de fantasy où raisonnent des images du passé.

Dans « L’empire du Léopard » mes connaissances en culture sud-américaines ont trouvé des échos dans ce qui nous est conté. C’est (il me semble) le premier roman fantasy qui me renvoi à des images d’Amérique du Sud réinventée. C’est un décor tropical où la nature qui empêche de voir loin (dans tous les sens du terme), cela crée une ambiance suffocante, inquiétante, mystérieuse… la thématique de la forêt. Le fait de ne voir que les choses au premier plan renvoi aussi aux secrets, que cachent les arbres, que cachent les peuples autochtones, et les « conquistadors » ?

Les personnages sont des êtres aux multiples facettes, ils ont tous des pans de vie secrète. Les femmes tiennent une place importante et on aussi des places importantes. Les alliances, les relations plus ou moins intimes entre certains protagonistes ne sont pas innocentes.

Le corps joue un rôle important et pas seulement l’élément sensuel, l’enveloppe charnelle. Il y a tout ce qui concerne les tatouages, les scarifications rituelles qui ont des liens avec la magie, mais aussi à la nature.

C’est un roman où la nature est partout, mère nourricière ou létale. Les animaux ont leur importance comme le suggère le titre du roman qui est un lieu singulier.

Je disais plus haut qu’il y avait cette forêt dense qui crée un climat inquiétant dans cette péninsule de la Lune D’or. En opposition on a la mer avec la ville de Carthage et son port, seul lien avec le pays des conquérants. Cela introduit l’idée d’ailleurs et à nouveau cette image de l’emprisonnement, là on n’est plus entouré d’arbres mais d’eau. Il y a la aussi une part de mystère, où sont les bateaux qui doivent arriver, puis arrive un bateau armé et l’histoire bascule…

Mon attention a été attirée par la forte présence de formes arrondies, que ce soit dans le nom de la péninsule ou des cercles rituels, dessins. Je n’ai pas noté exactement tout ce qui touchait à ce champs lexical mais cela m’a fait penser à l’idée de boucle, on revient à son point de départ, à son obsession personnelle pour certains personnages.

Il y aussi que se crée dans les idées  et/ou images entre intérieur et extérieur.  Que ce soit de lieux physiques ou de l’esprit. Des cercles qui s’ouvrent ou pas…

Diplomatie et action il y a dans cette dualité tant de possibles. Il y a aussi une certaine immobilité, où l’on voit les troupes de Cérès tourner en rond jusqu’au départ, le mouvement. Une impulsion débutée par l’arrivé d’un message, puis d’un autre messager de l’auteur camp. 

C’est un roman très dense qui aborde plusieurs thématiques vous fera passer des moments très prenants que je vous laisse découvrir.

Je vous invite à suivre les interviews de l’auteur sur le blog Book en Stock qui viendront compléter ce que j’ai ressenti en lisant ce roman.

J’ai adoré cet univers et j’espère le retrouver dans « La Piste des Cendres » dès que possible.

Lire ce roman en cette période troublée de Covid-19 lui a donné une saveur particulière, celle de s’évader dans un autre monde.

Je remercie les Éditions Critic et le blog Book en Stock de leur confiance.

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Article précédemment publié sur Canalblog

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3 réflexions au sujet de « L’empire du Léopard »

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