Los Angeles

Emma Cline

Trad. Jean Esch

Éditions de la Table Ronde, 10 oct. 2019, 48 p., 5€

Mes lectures La Table Ronde

los angeles

4e de couv :

Alice rêve d’être actrice, comme la moitié des filles de Los Angeles. Elle occupe une chambre sordide qu’elle paie en vendant des vêtements de mauvaise qualité pour une marque de prêt-à-porter. Lorsque sa mère cesse de financer ses cours de théâtre, Alice panique. Elle se souvient que sa jeune collègue, Oona, lui a parlé en riant des types qu’elle rencontre sur internet et à qui elle vend ses petites culottes. Ce qui avait profondément choqué Alice devient une possibilité, supportable, inoffensive. Après tout, que pourrait-il lui arriver?
La nouvelle d’Emma Cline envoûte et saisit par sa précision tranchante et sa singulière perspicacité. Los Angeles est le portrait indélébile d’une ville mythifiée qui dévore les rêves des filles, les abandonnant abimées, désenchantées et éperdument seules.

Ma Chronique :

Je n’ai pas osé lire « Girls » publié chez les Éditions de la Table Ronde, son précédent roman, et sorti récemment en poche. J’avais un à priori sur le sujet et la façon de le traiter.  Ce qui ne veut pas dire qu’un jour ou l’autre je serai prête à sortir de sa zone de confort … Lorsqu’on m’a proposé cette nouvelle, je n’ai pas hésité, le format court est une approche différente. Le risque est plus calculé.

Je voulais découvrir l’écriture d’ Emma Cline car il y a des lecteurs qui sont très enthousiastes. Une fois la nouvelle terminée j’ai eu envie de continuer à suivre Alice… d’autant quelle s’arrête sur un cliffhanger.

Los Angeles, et dire que cela veut dire les Anges, ville des tentations, de tous les pêchés, des apparences, des corps qui s’exhibent qui se « vendent » sur papier glacé et autres supports, ainsi que dans les salles de projection. La Californie, lieu où on a le culte du corps. Corps que l’on façonne, transforme pour entretenir l’illusion.

En 40 pages on va avoir une vue panoramique de l’utilisation du corps. Qu’il soit corseté dans des vêtements trop petits pour le travail et afficher, ou lâché pour une sexualité exacerbée.

Que reste t-il des ces jeunes filles qui rêvent ?

L’écriture sans filtre d’Emma Cline transmet le ressenti d’Alice… Une voix actuelle à suivre.

La charte graphique de cette collection est originale dans les teintes employées. Elle met bien en avant un des aspects de la nouvelle, entre plage et parking !

Je remercie les Éditions de la Table Ronde de leur confiance.

NB : Un des aspects de cette lecture fait écho à une de mes précédente lecture « coup de vieux ». Alors que ces deux histoires n’ont pas grand chose en commun, encore une coïncidence comme je les aime !

RL19

Qui en parle ?

Maeve

Article précédemment publié sur Canalblog

2 réflexions au sujet de « Los Angeles »

  1. Ping : Harvey | L'Atelier de Ramettes 2.1

  2. Ping : Daddy | L'Atelier de Ramettes 2.1

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s