Halfon, boy

Edouardo Halfon

Trad. de l’espagnol : David Fauquemberg

Éditions de la Table Ronde, coll. La nonpareille,10 oct. 2019, 48 p., 4,50 €

Mes lectures La Table Ronde

halfon boy

4e de couv. :
Faut-il traduire les coquilles, les erreurs, les incohérences d’un texte? Doit-on être fidèle aux mots de l’auteur ou à ses idées? Sait-on être père ou apprend-on à le devenir? Les allergies et les névroses sont-elles héréditaires? La fin de la littérature est-elle l’utilité ou bien la beauté?
Ces questions taraudent Eduardo Halfon alors qu’il traduit l’œuvre du poète et romancier William Carlos Williams et que la naissance de son fils approche.
À l’image de Williams qui s’adressait à son père lorsqu’il rencontrait un problème littéraire, Halfon se confie à son fils. «Je me demande, Leo, s’il n’y aurait pas un point commun entre le processus par lequel on se transforme en père et celui par lequel on se fait traducteur ; entre le fait d’imaginer comment notre enfant devient peu à peu notre enfant, et celui d’imaginer comment les mots d’un autre deviennent progressivement les nôtres.»
Nouvelle inédite en France, Halfon, boy est le récit infiniment tendre et poétique d’un questionnement que l’écrivain, en parlant à son fils, s’adresse à lui-même.

Ma chronique :

J’avais eu un coup de cœur pour son roman « Deuils » qui était rentré en résonance avec ma vie. Depuis je n’ai pas eu l’occasion de lire (ni en français, ni en espagnol) une autre de ses œuvres. Alors vous pouvez imaginer ma curiosité lorsque j’ai vu paraître cette nouvelle inédite.

Je trouve la couverture de ce livre magnifique, ces deux mains disent tant de choses.

J’ai retrouvé ce qui m’avait dans sa façon de mettre en scène sa vie.  Dans cette autofiction, il nous fait part de son expérience pour devenir père d’un petit être.

On a donc cet enfant imaginé, idéalisé dans le ventre de la maman qui de la taille d’un grain de raisin va se transformer en « Halfon boy » avec tout ce que le narrateur a projeté de lui, son autre lui version bébé.

Pendant ce temps on le suit dans un autre travail de création et de gestation, celui de traducteur d’un poète-médecin. Il va trouver des coïncidences, des signes, des parallèles. On voit le cheminement pour devenir père avec cette part qu’un ne maîtrise pas, qu’il intellectualise et en parallèle la traduction la plus juste possible.

Il est encore question de frontières, d’ailleurs, d’intégration, de langue.

Les références littéraires sont nombreuses, elles font partie de sa façon de raconter le monde

Cette forme brève permet d’une une nouvelle fois de mettre en avant les relations familiales, filiales qui font partie de sa quête personnelle.

On lit souvent des histoires sur le fait de  devenir mère mais plus rarement le fait de devenir père.

J’espère lire d’autres romans de cet auteur, car cette nouvelle confirme que j’ai beaucoup d’affinités avec ce qu’il écrit.

Je remercie les édition de la Table Ronde de leur confiance.

table ronde
RL19

Qui en parle ?

Maeve

Du même auteur : « Deuils »

Une réflexion au sujet de « Halfon, boy »

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