Le jour où Anita envoyer tout balader

Katarina Bivald

Editions Denoël, mai 2016, 459 p., 21,90 €

Trad du suédois : Mariane Ségol-Samoy

Mes lectures Denoël

4e de couv. :

L’été de ses dix-huit ans, Anita Grankvist s’était fixé trois objectifs : apprendre à conduire une moto, acheter une maison et devenir complètement indépendante.
Presque vingt ans plus tard, Anita n’a toujours pas réalisé ses rêves. Elle mène une petite vie tranquille, seule avec sa fille Emma, et travaille au supermarché local. Le départ d’Emma pour l’université va bouleverser ce quotidien un peu fade. Anita réalise qu’elle va devoir gérer quelque chose qui lui a cruellement manqué ces deux dernières décennies : du temps libre.
Qu’à cela ne tienne, Anita commence à prendre des leçons de moto, se lance dans un projet impossible, apprend à connaître sa mère légèrement sénile, et tombe follement amoureuse.
Finalement, n’est-ce pas merveilleux de réaliser ses rêves d’adolescence à l’approche de la quarantaine?

Mon Billet :

Oubliez le titre, c’est comme pour son précédent roman « La bibliothèque des cœurs cabossés »,  il ne correspond pas vraiment au texte. C’est sûr que la traduction littérale du titre original (version internet car je ne lis pas le suédois !) « vie, motos et autres projets impossibles » c’est plus rock and roll ! Bon ceci est une parenthèse…

Je ne vais pas non plus comparer les deux romans. Mais quand on voit le rappel entre les deux couvertures on ne peut s’en empêcher !  Ils sont pourtant différents. J’avais bien accroché au premier mais il y avait des petites choses  qui ne m’avaient pas convaincu, notamment une rupture dans le récit… Cette fois-ci,  c’est un coup de cœur car il y a une fluidité du début  à la fin. C’est encore un page turner. Katarina Bivald surf sur la vague deuxième chance pour une femme. Ne boudons pas notre plaisir ça fait du bien de voir des personnages qui cherchent leur voie et la trouvent là où ils ne s’y attendaient pas.

Il y a tous les ingrédients des livres « feel good ». L’amitié et l’entraide dans l’adversité. Le soleil après l’orage.

C’est un roman sur la famille et surtout sur les femmes. Les relations entre mère et fille, entre copines, dans le travail, dans amours…

Le personnage principal est mère, mais aussi fille… elle est la deuxième génération, il faut qu’elle compose entre les deux positions.

Ce qui me plaît dans ce genre d’histoire ce sont ces familles hors liens du sang qui se forment arrivé à l’âge adulte. Anita a sa petite tribu autour d’elle. Mais on voit que sa mère aussi à une fille « spirituelle » qui prend beaucoup de place, et Anita va passer sa vie avec  cette personne qui est presque plus près de sa mère.

Chaque personnage féminin à un caractère bien trempé alors cela donne des rencontres électriques.

On est au moment crucial où le départ de la fille à l’université sonne la fin d’une relation exclusive. Katarina Bivald décrit des scènes assez réaliste,  juste après le départ, mais ne s’attarde pas sur la coupure du cordon… Il est question de grandir et de passer à autre chose autant pour la fille que pour la mère.

Il va y avoir des scènes causasses qui vont détendre l’atmosphère. On est sur des positions positives. L’appartement est vide qu’à cela ne tienne Anita va chercher à l’extérieur de la compagnie… Elle va faire de drôles de découvertes. On se rend compte aussi qu’elle a refoulé sa véritable personnalité pendant dix huit ans. Ce n’est dont pas étonnant qu’elle ait suffisamment d’ouverture d’esprit pour redonner un second souffle à sa vie…

Ce qui m’a plu c’est Anita qui rêve de piloter une moto et on l’a voit s’imaginer sur son bolide rouler jusqu’au bout du monde et  au retour de la première leçon c’est une autre réalité !

Nous allons avoir une galerie de portraits très touchants… et chaque personnage va être une pièce qui va avoir sa place dans le puzzle. Et le tableau d’ensemble va devenir harmonieux.

Bon âmes sensibles prévoyaient des kleenex, il y a de bons sentiments et des scènes émouvantes.

Il y a tous les ingrédients pour passer un bon moment de lecture… de la tendresse, de la colère, de l’amitié, de l’amour, de l’aventure, des secrets de famille… je ne vais pas tout vous dévoiler…

Ne cherchez rien d’extraordinaire ni une leçon de vie comme dans les livres de développement personnel. C’est un roman avec un peu de romance, de l’humour et de la tendresse.

C’est un roman qui semblera léger pour certains mais la magie à fonctionné pour moi. C’est donc un livre que je recommanderai  plutôt pour des femmes qui ne veulent pas se prendre la tête et juste partir dans une histoire de femmes.  C’est un livre qui devrait bien fonctionner pour les vacances et en bibliothèque.

Je remercie les Editions Denoël pour leur confiance.

Denoel
kokeshi coup de coeur

Si vous voulez relire ma chronique de « La bibliothèque des cœurs cabossés »

coeurs cabossés

Article précédemment publié sur Canalblog

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s