Immortelle randonnée, Compostelle malgré moi

Jean-Christophe Rufin

Folio, 2014, 273 p.

Mes lectures Folio

4e de couv. :

«Chaque fois que l’on m’a posé la question “Pourquoi êtes-vous allé à Santiago?”, j’ai été bien en peine de répondre. Car le Chemin a pour effet sinon pour vertu de faire oublier les raisons qui ont amené à s’y engager. On est parti, voilà tout.»

Jean-Christophe Rufin a suivi le «Chemin du Nord» jusqu’à Saint-Jacques : huit cents kilomètres le long des côtes basque et cantabrique, à travers les montagnes sauvages des Asturies et de Galice. Il s’est peu à peu transformé en clochard céleste, en routard de Compostelle. Il nous raconte, avec une délicieuse autodérision, ce parcours humain et spirituel.

Anecdote :

C’est avec curiosité que j’abordais la lecture de ce livre. Je n’ai jusqu’à maintenant lu que les écrits de fiction de Jean-Christophe Rufin.

Le Chemin de Compostelle est mythique pour moi, je sais que je ne le ferais jamais en tant que marcheur mais j’ai fait une partie en tant que touriste il y a longtemps et j’en ai gardé un excellent souvenir.

Ma Chronique :

Il ne s’agit pas d’un carnet de voyage à proprement parler car Jean-Christophe Rufin n’a pas voulu tenir de journal de route. Mais il a gardé suffisamment de souvenirs pour nous parler de nombreuses étapes.

Ce qui m’a plu d’emblée c’est le côté « naïf » qu’il se donne alors qu’il n’est pas un marcheur inexpérimenté. Pourtant il a été surpris par certaines de ses expériences et certains comportements. Il  y a une vraie démarche de réflexion personnelle.

Dans cet ouvrage Jean-Christophe Rufin raconte comment étape après étape, le pèlerin se transforme. Il nous parle de lui pour mieux nous parler des autres pèlerins croisés sur la route.

Ce n’est pas sans humour qu’il nous raconte ses illusions et se désillusions.

Il nous raconte son approche des paysages et de la découverte des différentes provinces espagnoles qu’il a traversées. On a l’impression que chaque province correspond à un changement dans les paysages et dans l’évolution de son état d’esprit.

Son chemin est aussi fait de rencontres insolites et incroyables.

Le marcheur fait le constat entre le chemin de Compostelle pour les pèlerins et les autochtones qui vivent pour la plupart sans plus y faire attention, sauf ceux qui en vivent.

On pourrait croire que ce haut lieu de la spiritualité pour certains rayonne autour des habitants mais ce n’est évidemment pas le cas.

L’arrivée à Saint Jacques n’est pas aussi idyllique que ce à quoi le pèlerin s’attend. Comme tous ces lieux qui accueillent des milliers de personne il faut que l’arrivant soit dans sa bulle pour occulter la réalité commerciale et toute la logistique.

C’est le chemin parcouru qui est important plutôt que le but même s’il est chargé de spiritualité.

Ce qui m’a plu dans ce récit c’est le sentiment de sincérité qui ressort des questionnements et des découvertes sur ses différents états d’esprit, de ses faiblesses et de ses doutes.

J’ai crains un instant que cela ne devienne trop répétitif et donc qu’il y a des longueurs mais finalement il se lit bien.

Je remercie les éditions Folio de m’avoir permis de découvrir une autre facette de Jean-Christophe Rufin.

100 livres 2014

+100

Article précédemment publié sur Canalblog

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