Le puits

Iván Repila

Titre en Espagnol « El niño que robó el caballo de Atila »

Traduit de l’espagnol par Margot Nguyen Béraud

Denoël, oct. 2014, (VO 2013), 110 p., 11 €

Collection Y

Mes lectures Denoël

4e de couv. :
Deux frères, le Grand et le Petit, sont prisonniers au fond d’un puits de terre, au milieu d’une forêt. Ils tentent de s’échapper, sans succès. Les loups, la soif, les pluies torrentielles : ils survivent à tous les dangers. À leurs côtés, un sac de victuailles donné par la mère, mais ils ont interdiction d’y toucher. Jour après jour, le Petit s’affaiblit. S’il doit sauver son frère, le Grand doit risquer sa vie. Le Petit sortira-t-il? Le Grand survivra-t-il? Comment surtout se sont-ils retrouvés là?
Le Puits est un conte brutal à la fin cruelle et pleine d’espoir. Une fable sur l’amour fraternel, la survie et la vengeance, un roman «qui a mérité sa place au panthéon des Jules Verne, Alain-Fournier et autres Antoine de Saint-Exupéry, selon Zoé Valdés. Un roman indispensable, alors que beaucoup d’entre nous avions déjà annoncé la défaite de l’imagination contre la quotidienneté médiocre et étriquée.»

L’auteur :

Iván Repila est né à Bilbao en 1978. il a travaillé dans la publicité en tant que graphiste, éditeur et directeur culturel. Le Puits est son premier roman.

Ma chronique :

« Le puits » est un roman effrayant, terrible, je commence par ma conclusion. Vous allez me dire qu’on m’avait avertie : « Le Puits est un conte brutal à la fin cruelle et pleine d’espoir », l’espoir si on est d’un tempérament optimiste, car il y aura toujours un avant et un après cette expérience.

Le titre en espagnol est plus énigmatique et il faut attendre un certain seuil dans la souffrance du Petit pour le comprendre.

Ne vous y trompez pas, une centaine de pages, vous n’aller pas les lire en deux heures et passer à autre chose ou alors c’est que vous lisez en survolant les mots. Tout est une question de personnalité me direz-vous. En ce qui me concerne j’ai débuté le roman et j’ai dû m’interrompre car il me demandait beaucoup de calme et j’ai repris depuis le début lorsque j’ai pu me concentrer. J’ai fait des pauses pour me questionner et pour digérer certaines scènes (sans jeu de mot !), j’étais partie avec des idées préconçues et l’histoire s’est révélé autre et encore plus cruelle que je ne l’avais imaginée.

Dans un pays indéterminé, à une époque inconnue, deux personnages bien distincts. Ils n’ont pas de nom juste le « Grand »  et le « Petit ». Ils ont une place dans la hiérarchie, l’aîné et le cadet. Le grand c’est la force, la volonté et la tradition. Il faut sortir par n’importe quel moyen, il faut se nourrir et se muscler. Il ordonne et il organise.

Le petit, lui, doit obéir, il cherche la facilité, il ne voit pas au long terme. J’a faim il y a un sac de nourriture mangeons, le grand s’y oppose il est le garant de la loi, c’est interdit point. Ce sac va-t-il devenir la pomme de la discorde ?

Le Grand est physique, seul les muscles compte, le Petit quand à lui à tendance à se réfugier dans les rêves, l’esprit.

Une spirale infernale va faire monter la tension dans ce huis clos et mets à rude épreuve les nerfs des protagonistes et du lecteur.

La part d’animalité qui sommeille en eux refait surface. L’un est dans l’attaque et l’autre dans les besoins  primaires.

Il faut attendre la fin de l’histoire pour comprendre certains passages et certaines questions que l’on se pose, mais il en reste en suspens.

Ce roman a été pour moi l’occasion de découvrir un jeune auteur hispanique (a quand le prochain !) et une collection des éditions Denoël que je remercie pour cette expérience littéraire.

1%rentrée2014
100 livres 2014

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