Le lac aux îles enchantées

William Morris

Aux Forges de Vulcain n°18, (1897), trad.2012, 463 p.

LU DANS LE CADRE D’UN PARTENARIAT LIBFLY / AUX FORGES DE VULCAIN

4e de couv :

Petite-Grive est une jeune femme dont la grande beauté inspire la vénération. Elle échappe à la sorcière qui l’a tenue prisonnière toute son enfance et sillonne le lac aux îles enchantées sur un bateau magique qui se nourrit de son sang. Sur chaque île, elle découvre divers aspects de l’existence et se trouve bientôt embarquée dans une quête où demoiselles et chevaliers, magiciens et sorcières se côtoient.

Aidée par une fée protectrice, elle trouvera finalement l’amour, l’amitié et sa place dans le monde, au terme de ce touchant récit d’apprentissage et d’épanouissement féminin.

Ma chronique :

Lorsque je reçu le livre je le proposais à ma fille lectrice de fantasy. Sa première réaction, oh que ça a l’air mièvre ! Je lui répondis qu’il s’agissait un livre du XIX siècle qui sans des histoires comme celle-ci la fantasy n’existerais pas. Une fois lu ce conte, je peux dire qu’il faut le lire avec un certain regard. j’ai pris grand plaisir à suivre les aventures de cette Petite-Grive. J’imagine les jeunes filles lire ce roman à sa sortie.
J’ai été étonnée de voir cette jeune fille qui voyage nue vierge et innocente qui va être protégée par des jeunes filles très douces. Ce conte initiatique nous montre cette jeune fille comme si elle renaissait, nue comme un nourrisson. A partir de là sa vie va changer.
J’ai beaucoup apprécié les petits chapitres tel de petits feuilletons, très structurés. J’imagine la lenteur de la lecture, du temps où les jeunes femmes ne pouvaient se procurer beaucoup de livres et où elles commentaient les événements, alors que pour moi cela a excité à lire plus vite, pour savoir ce que l’auteur va lui faire subir…
J’ai apprécié cette lecture avec tous les ressorts du conte avec les personnages classiques et une langue très fluide, avec le rythme qui sied à ce genre littéraire. Les lieux sont très typiques des codes du conte dans lesquels j’ai plongé.
Une grande place est accordé à l’esthétisme la beauté est omniprésente autant dans les personnages que dans les paysages. la laideur est repoussée.

Citation :

« À la fin du repas, ils remontèrent en selle et continuèrent leur chemin. La route était de plus en plus facile, le passage de plus en plus large, et les falaises de plus en plus basses et de plus en plus déchiquetées. Enfin le sentier amorça une descente abrupte puis se heurta à une épaisse futaie de charmes et de houx. Le chevalier ne ralentit pas et pénétra en ces buissons, se frayant un chemin entre les branches. Les arbres poussaient serrés les uns contre les autres, et la durée d’une heure entière ils ne virent la lumière du soleil. Ils avançaient avec peine entre les troncs enchevêtrés comme en un labyrinthe.

Enfin le bois s’éclaircit, et une lueur blanche apparut entre les fûts. Petite-Grive crut entendre le bruit d’une cascade, puis elle en fut certaine.

-Patience ma Dame, dit le chevalier. Nous sommes presque arrivé. » […]

Pensez ce que vous voudrez mais il y a un joli travail d’écriture à double sens de lecture… cela devait émoustiller certains lecteurs…


C’est avec curiosité que j’essaierais de lire d’autres romans de cet auteur.
Je remercie et les éditions aux forges de Vulcain pour ce partenariat découverte.

un vrai plaisir que ce bond dans le temps.

challe100

64/100

Article précédemment publié sur Canalblog

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