Il n’y a pas de sparadraps pour les blessures du cœur

François Szabowski

Aux forges de Vulcain, 2013, 365 p.

LU DANS LE CADRE D’UN PARTENARIAT LIBFLY / AUX FORGES DE VULCAIN

4 e de couv :

François Chabeuf est un jeune homme doté d’un talent inné pour l’intrigue et d’une mauvaise foi à toute épreuve. Expert en manipulation, son seul désir est d’être entretenu. Il est parvenu à séduire une retraitée puis à chasser son mari pour s’installer avec elle, mais au jour le jour la cohabitation s’avère plus difficile que prévu. Sombrant dans la misère la plus complète, il fait alors la rencontre de Vera, une jeune femme russe à la dérive, aux yeux bleu vodka et aux secrets trompeurs. Cette rencontre change sa vie et, mû par un sens de l’héroïsme que nul ne soupçonnait, il se lance dans une quête rocambolesque, mêlant intrigue amoureuse, roman policier et humour au vitriol.

François Chabeuf, l’antihéros mythomane des Femmes n’aiment pas les hommes qui boivent, franchit un nouveau palier dans la démesure, avec ce roman porté par un souffle épique et une frénésie euphorique.

Ma chronique :

Cette opération orchestrée par Libfly et Aux Forges de Vulcain portait sur 4 livres afin de faire connaître cette maison d’édition indépendante. Quelle ne fut ma surprise de voir arriver la suite des aventures du copiste François Chabeuf.

Aïe une suite ! J’avais beaucoup aimé le premier tome, vais-je aimer le second ? L’auteur va-t-il se renouveler ou épuiser un filon ? Comment va-t-il reprendre les aventures du malchanceux de mauvaise foi ?

Ma curiosité va être assouvie au plus vite.

Nous retrouvons les personnages là où nous les avons laissés.

La structure semble la même, de petits épisodes et un récapitulatif tous les cinq chapitres. Mais on sent que ce roman a été travaillé directement comme un roman et n’ont plus comme un journal-feuilleton.

Attention ne sauter pas le petit récapitulatif car on a toujours un décalage entre les événements et leur réinterprétation toute personnelle du protagoniste. Vous pouvez objecter qu’il s’agit d’un roman à la première personne et forcément on n’aura qu’elle vision des évènements. Mais certains évènements sortis de leur contexte sont encore plus drôles et cela nous montre une facette de sa personnalité.

Quelles nouvelles mésaventures attendre notre héros ?  Une suite de catastrophes qu’il s’ingénie à ourdir …

Malheureusement pour François des personnes qu’il a essayé de faire sortir de sa vie refont surface et il doit jongler avec tous ses mensonges pour retomber sur ses pattes. En parlant de pattes, j’ai été contente d’apercevoir Roger le chat famélique.

François a un esprit ingénieux et contrairement à ce qu’il croit il une imagination fertile.

Les titres des chapitres sont toujours une source de réflexion (possible).

François à l’art d’exacerber les mauvais penchants des gens qu’il rencontre.

La rencontre avec les jumelles laisse perplexe, mais cela ferme un cycle de sa vie.

Puis tout bascule quand il rencontre la belle russe Vera. La vie de notre héros va changer. Cela redonne un second souffle au roman, on part dans une loufoquerie, avec des poursuites et de l’action. Le dernier quart du livre ne se lit plus au même rythme. L’auteur joue sur le suspens et sur l’idée de la jeune femme victime,  poursuivi par deux russes violents. Attention Danger ! une sorte de Don Quichotte moderne. François à sa Dulcinée du Toboso et son Sancho Panza… Ce n’est peut-être que mon interprétation personnelle, mais c’est drôle de faire le parallèle entre les deux personnages… Rosinante devient une mobylette de livraison. Plus j’y pense plus j’y vois des allusions.

En même temps nous avons François l’écrivain qui travaille sur son nouveau roman en s’inspirant du Faust de Goethe, des romans Harlequin et sur le journal l’équipe. 

Nous avons les thèmes de l’auteur et son univers, l’auteur du réel et de l’imaginaire. Le pauvre ne se rend pas compte qu’il retravaille la réalité pour en faire sienne. 

La fin est un vrai drame… Oh monde cruel ! François n’est pas prêt à voir la réalité.

Ce roman est bien différent du premier, je l’ai trouver plus riche. Ce tome peut se lire indépendamment mais d’avoir lu le premier cela permet de se familiariser avec le personnage de François et ce n’est pas le même type de travail littéraire. Donc petit conseil lisez les dans l’ordre de parution…

Merci Libfly et les éditions Aux Forges de Vulcain pour m’avoir permis de poursuivre les aventures de François Chabeuf le copiste.

Un troisième tome est prévu… affaire à suivre …

Article précédemment publié sur Canalblog

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