Rosa Candida

Audur Ava Ólafsdóttir

France Loisirs, 2010, 319 p.

LU DANS LE CADRE DU CLUB DE LECTURE D’AUF

LU DANS LE CADRE DU CHALLENGE NORDIQUE

LU DANS LE CADRE DU CHALLENGE 100 LIVRES

4 e de couv :

Le jeune Arnljótur va quitter la maison, son frère jumeau autiste, son vieux père octogénaire, et les paysages crépusculaires de laves couvertes de lichens. Sa mère a eu un accident de voiture. Mourante dans le tas de ferraille, elle a trouvé la force de téléphoner aux siens et de donner quelques tranquilles recommandations à son fils qui aura écouté sans s’en rendre compte les dernières paroles d’une mère adorée. Un lien les unissait : le jardin et la serre où elle cultivait une variété rare de Rosa candida à huit pétales. C’est là qu’Arnljótur aura aimé Anna, une amie d’un ami, un petit bout de nuit, et l’aura mise innocemment enceinte. En route pour une ancienne roseraie du continent, avec dans ses bagages deux ou trois boutures de Rosa candida, Arnljótur part sans le savoir à la rencontre d’Anna et de sa petite fille, là-bas, dans un autre éden, oublié du monde et gardé par un moine cinéphile.

Ma chronique :

Une jolie balade dans des lieux qui ne portent pas de nom. Pourquoi ? Parce qu’ils ne sont que des prétextes… on suppose que les champs de laves représentent l’Islande, mais c’est plus le changement de terreau qui compte… On va passer par exemple d’une cuisine de la mer, à la cuisine de la terre… Le changement d’environnement est propice a un changement de point de vue.

Le jeune héros (22 ans) n’a pas fini son travail de deuil (mais le termine t-on un jour ?) Il a été surtout été élevé par sa mère, à sa mort son père essais de prendre le relais, mais lui aussi est en deuil. Cette femme était le pilier de la maison jusqu’au dernier instant elle à pris en charge ses « hommes ».

Joseph le fils autiste, surtout élevé par le père, va trouver un autre système pour retrouver ses repères.

Le père essais de maintenir tout comme avant, en allant jusqu’à reproduire les recettes que sa femme notait dans son cahier. Une amie de la famille vient petit à petit le consoler.

Arnljótur, frère jumeau de Joseph, lui se retrouve père par hasard, sans vraiment prendre sa place. Ce personnage principal apparaît souvent avec le petit nom que lui donne son père Lobbi, comme un enfant.

Par moment Lobbi semble être un vieux garçon très attaché à sa maman, à d’autre un enfant. Il a un côté féminin très développé, d’ailleurs on le lui fait remarqué.

Le fort attachement à la mère est lié à la terre. Ils ont les roses comme passion commune. C’est d’ailleurs vers une roseraie mythique qu’il va se tourner pour essayer de trouver des réponses à ses questionnements existentiels.  Ce qu’on pourrait prendre pour une fuite est en fait une quête.

J’ai beaucoup aimé la partie « road movie » où le personnage principal va subir « des épreuves » comme dans un voyage initiatique.

Il va couper le cordon avec sa maison familiale, il va pour cela quitter son pays, perdre ses repères géographiques et linguistiques.

Les femmes vont l’aider. De l’hôtesse de l’air à sa fille en passant par sa voisine dans l’avion, les infirmières, l’aubergiste de la forêt, les étudiantes, la cuisinière du village, la vieille voisine et Anna.

La partie du voyage en forêt m’a fait penser au monde de l’enfance et tous les contes qui cristallisent nos angoisses : le petit poucet, Hansel et Gretel, les loups, les arbres qui prennent vie. Mais aussi la forêt peut représenter le monde féminin et ses mystères.

Il va se retrouver dans un monde « asexué », les moines vont lui permettre de se chercher, loin de la brutalité, des démonstrations de virilité et des rivalités sexuelles…

Finalement Anna va devoir prendre les devants, elle va jouer le rôle masculin et laisser le rôle « maternel ».

L’histoire ne dure que deux mois, Arnljótur n’aura le temps que d’accepter sa vraie nature.

C’est un roman qui aurait pu être un coup de cœur mais la partie dans la roseraie m’a laissait sur ma faim.

Un joli livre sur les questionnements intérieurs, tendre doux et sensible comme ses personnages.

Je le mets dans la catégorie livres « petits bonheurs ».

challe100

04/100

challenge_nordique

 5/5

Islande

article précédemment publié sur Canalblog

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