La petite marchande de rêves

Maxence Fermine

Michel Lafon, 2012, 172 p., 9,95€

LU DANS LE CADRE D’UN PARTENARIAT LIVR@DDICT / MICHEL LAFON

rêves

4 e de couv :

Le jour de ses onze ans, Malo tombe dans la Seine. Aspiré dans un toboggan, quand il ouvre les yeux, il découvre un monde en noir et blanc, éclairé par une lune en diamants. Il vient de pénétrer au Royaume des Ombres, un lieu magique où les habitants sont aussi étranges que fascinants : Arthur, l’arbre qui ne cesse d’éternuer ; Mercator, le chat si bavard vieux de 213 ans ; Lili, la petite marchande de rêves au regard d’or qui capture les songes… Mais aussi des spectres inquiétants et un dangereux alchimiste qui lui jette un terrible sort.

Pour briser le maléfice, Malo a un énorme défi à relever.

Et une nuit…

Ma chronique :

J’ai eu un coup de cœur pour la couverture. C’est une illustration de Louise Robinson « art & Ghosts ».  Par contre les illustrations à l’intérieur sont réalisées par des jeunes qui ont participé à un concours. J’ai trouvé cela très touchant quand on sait de quoi traite ce roman. Un livre des destiné aux enfants et en partie réalisé  par les enfants. On a des styles différents.

L’auteur, je ne vais pas être très originale, j’ai connu son écriture à travers « Neige » dont j’ai gardé une belle image. Je le découvre maintenant dans un roman jeunesse, ce qui n’est pas un exercice facile. J’ai beaucoup aimé le langage « Vermot » de Septimus, et j’ai aprécié le petit lexique à la fin. Après avoir lu le livre on peu toujours venir savourer un mot ou une expression.

Le point de départ de l’histoire c’est la famille. Un jeune garçon, pré-ado, jette un regard critique sur ses  parents qui le laissent un peu livré à lui-même. Lorsque le drame se produit, il va se retrouver dans un univers totalement inconnu.

A partir de là, on bascule dans l’imaginaire, le hublot au fond de l’eau c’est le trou au fond terrier de « Alice au Pays des merveille »,  sauf que dans ce cas nous sommes dans le noir et blanc et  des dégradés de gris, la couleur apparaît juste à un endroit. L’histoire semble se passer dans un Paris parallèle.

Malo va suivre une sort de chemin initiatique et il va rencontrer des gens qui vont le guider et l’aider dans sa quête. Le chat « Mercator » a un petit quelque chose du chat de Cheshire. » Les trois brigands » m’ont rappelé les personnages de Tomi Ungere. D’autres références émaillent le texte.

A chaque étape, on se dit qu’il va réussir mais ce n’est pas aussi simple. Il doit assembler une chaîne et chaque maillon est un personnage touchant. Cela adoucit la menace qui pèse sur Malo.

Dans l’ensemble j’ai trouvé la quête un peu simple, j’aurais aimé que Malo ait une grave décision à prendre. Il n’a pas eu de dilemme. C’est une histoire basée sur les bons sentiments.

J’ai été un peu triste et déçu à la fin pour la petite marchande de rêve qui a été si gentille.

Ce conte est une jolie façon d’aborder le problème du coma et de la mort.  Surtout c’est une réponse poétique à  : « où es l’esprit de quelqu’un qui est entre la vie et la mort ? ». Cela parle de l’enfance et de l’imaginaire qui vient à la rescousse.

Ce conte est l’occasion de se poser des des questions sur comment expliquer à un enfant.

Je remercie  Livraddict et les Éditions Michel Lafon de ce délicat partenariat. Merci à Maxence Fermine pour ce voyage imaginaire.

Article précédemment publié sur canalblog.

2 réflexions au sujet de « La petite marchande de rêves »

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